Monthly Archives: avril 2020

L’heure d’été

Arte TV a récemment diffusé « l’heure d’été », film d’Olivier Assayas (2008) qui explore la relation de trois générations d’une famille avec les objets que l’histoire a laissés entre leurs mains.

Le film commence par la joyeuse cavalcade des enfants de la famille Marly dans le grand jardin de la maison de leur grand-mère à Valmondois, en Val d’Oise. Il s’achève par la fête qu’organise pour ses amis dans la maison, peu avant qu’elle change de propriétaire, l’aînée de cette génération.

Le Mars Club

Dans « Le Mars Club » (2018), Rachel Kushner offre un tableau du versant sombre des États-Unis à travers le récit de captivité d’une jeune femme, ancienne strip-teaseuse dans une boîte de San Francisco.

Le récit est écrit à la première personne par Romy Leslie Hall, 29 ans lors de son incarcération. Il convient de saluer le travail de la traductrice, Sylvie Schneiter : le langage est en effet celui du prolétariat californien, bourré de mots argotiques et de références à la culture populaire. Romy est une WPOD, White Punk on Dope, une punk blanche accroc à la drogue. « On aimait plus la vie que l’avenir », dit-elle.

Brassens par Brassens

France 3 a récemment diffusé un documentaire de Philippe Kohly, « Brassens par Brassens ».

Par la voix de Sandrine Kiberlein, le réalisateur présente Georges Brassens (1931 – 1981) comme « le grand chêne de la chanson, le La Fontaine du vingtième siècle, homme libre, force tranquille ».

« Brassens par Brassens » associe les chansons aux épisodes de sa vie qui les ont fait naître. Né et grandi à Sète d’un père de tendance anarchiste et d’une mère immigrée italienne profondément catholique, il quitte sa ville natale après à avoir été condamné à de la prison avec sursis pour un vol de bijoux. Son père va le chercher au commissariat de police et lui dit simplement : « As-tu besoin de quelque chose ? » Naissance de la chanson « la mauvaise réputation ».