A la rencontre de prisonniers dans les cinq continents

Dans son livre Nations d’incarcération, publié en 2016, Baz Dreisinger raconte son voyage vers la Justice dans des prisons autour du monde (Incarceration Nations, a Journey to Justice in Prisons Around the World).

Baz Dreisinger est professeure dans une université américaine. Elle se définit ainsi : «  je suis une blanche,  professeure d’anglais spécialisée dans les études culturelles afro-américaines, une amoureuse de carnaval caribéen, et aussi une éducatrice en prison et une militante pour la justice pénale, la productrice indépendante d’émissions pour la radio publique nationale, une fanatique de reggae, juive agnostique de New York. » Continuer la lecture de « A la rencontre de prisonniers dans les cinq continents »

Le temps de l’obsolescence humaine

Dans « Le temps de l’obsolescence humaine » (Grasset 2026), Bruno Patino, directeur d’Arte et essayiste, affronte la question du défi que l’intelligence artificielle pose à la condition humaine.

La révolution numérique succède à celle de l’imprimerie. L’invention de Gutenberg à Mayence dans les années 1450-1455 permit une diffusion de masse de l’écrit : dès 1510, il y avait déjà 15 millions de livres en circulation dans le monde. Continuer la lecture de « Le temps de l’obsolescence humaine »

L’été de Cervantes

Dans « el verano de Cervantes” (l’été de Cervantes), Antonio Muñoz Molina propose une lecture des deux tomes de Don Quichotte, publiés en 1604 et 1615. La traduction des citations incluses dans cet article est de l’auteur de « transhumances ».

La vie de Cervantes est romanesque. À l’âge de vingt-deux ans, il s’enfuit d’Espagne et mène une vie militaire en Italie. Il participe à la bataille de Lépante (1571) et y perd un bras. Lors de sa navigation de retour en Espagne, en 1575, il est emmené par des pirates en captivité à Alger où il reste cinq ans, après quatre tentatives d’évasion. Continuer la lecture de « L’été de Cervantes »

Perpétuité

Dans « Perpétuité » (Éditions Verticales, Gallimard, 2025), Guillaume Poix raconte une nuit vécue par les surveillants dans une maison d’arrêt du sud de la France.

Une équipe de onze surveillants sont de garde de 18h45 à l’aube. Ils ont la charge de 950 personnes détenues, alors que l’effectif de jour est de presque une centaine d’agents. Continuer la lecture de « Perpétuité »