Chronique d’étonnement n°115

Je souhaite partager dans « transhumances » ce qui m’a étonné, dans ma vie personnelle comme dans l’actualité.

Dans cet article, je fais découvrir notre quotidien régional à une petite-fille de onze ans ; je m’étonne qu’à Mayotte, les citoyens des Comores ne soient plus majoritaires parmi les migrants ; la station de Maubuisson, presque vidée de ses touristes par la proximité des incendies, me rappelle le confinement imposé contre l’épidémie de Covid il y a six ans.

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24 juillet 2026, le ciel s’obscurcit

Les incendies qui ravagent la Gironde en ce mois de juillet marquent un point de rupture, pour leur ampleur et les évacuations en masse qu’elles ont rendues nécessaires. On se souviendra de la journée du 24 juillet comme particulièrement critique.

Notre maison de Carcans Maubuisson se situe à une trentaine de kilomètres au nord du village de Saumos, le point de départ du gigantesque incendie qui ravage le Médoc. Vendredi 24 juillet, le ciel était bleu, le soleil brillait généreusement sur la plage de Carcans. Loin au sud se profilait comme une chaîne de montagnes ; il s’agissait en réalité des fumées de l’incendie qui s’étendait jusqu’à la péninsule du Cap-Ferret. Continuer la lecture de « 24 juillet 2026, le ciel s’obscurcit »

L’étrangère

Dans L’étrangère, la réalisatrice Gaya Jiji met en scène le combat d’une Syrienne exilée à Bordeaux pour obtenir des papiers, réunir sa famille et sortir du mode survie pour retrouver une vie intime.

Selma (Zar Amir), professeure de français à Damas, a fui son pays pour échapper au régime d’Assad. Elle a laissé à sa mère le soin de son fils Rami, 6 ans. Elle n’a plus de nouvelles de son mari Iyad (Amir Waked), disparu depuis cinq ans dans les prisons du dictateur. Continuer la lecture de « L’étrangère »

La porteuse de lettres

Dans son premier roman, « La portalettere », traduit en français au Livre de poche sous le titre « la porteuse de lettres », Francesca Giannone raconte la vie d’une femme à la forte personnalité, transplantée du nord de l’Italie à un village des Pouilles. La traduction des citations incluses dans cet article est du rédacteur de « transhumances ».

En 1934, Carlo Greco a hérité d’un terrain à Lizzanello, un village de la province de Lecce. Il quitte son poste de fonctionnaire dans le nord de l’Italie pour réaliser son rêve : créer un vignoble et produire un grand vin. Il amène avec lui sa femme, Anna, et leur fils Roberto. Continuer la lecture de « La porteuse de lettres »