Régulation carcérale en Angleterre

En août 2025 a été publié à Londres un rapport indépendant sur la capacité des prisons en Angleterre et au Pays de Galles (Independent review of prison capacity). Il s’interroge sur les raisons pour lesquelles « l’offre » de places de prison (le nombre de places disponibles) et la « demande » (le nombre de places nécessaires pour loger les prisonniers décemment) ne se sont jamais ajustées.

La situation des prisons outre-Manche ressemble à beaucoup d’égards à celle qui prévaut en France. Il y a pourtant une différence majeure : là-bas, on considère que le taux de 100% d’occupation est une limite au-delà de laquelle le système s’effondrerait ; ici, on accepte sans souciller que trois détenus partagent une cellule de 9 m², l’un d’entre eux dormant sur un matelas au sol. Continuer la lecture de « Régulation carcérale en Angleterre »

Prisons, 500 ans d’histoire derrière les barreaux

Dans son numéro de novembre 2025, la revue Historia a publié un dossier intitulé « Prisons, 500 ans d’histoire derrière les barreaux ».

 Dans un article intitulé « la peine de prison : une révolution oubliée », Hervé Leuwers souligne la rupture apportée par l’adoption d’un code pénal par l’Assemblée en septembre 1791. Auparavant, « les principales sanctions criminelles sont la mort (sous ses différentes formes (pendaison, roue, bûcher…), les galères (bagne) et le bannissement. Les villes, pour autant, disposent de nombreux lieux d’enfermement ; mais leur utilité est d’abord d’accueillir des prévenus en attente de jugement, des endettés (de peur qu’ils s’enfuient), des mendiants, des vagabonds et des personnes incarcérées sur ordre du roi (lettres de cachet). » Continuer la lecture de « Prisons, 500 ans d’histoire derrière les barreaux »

Fuori

Dans son film « Fuori », le réalisateur Mario Martone raconte quelques mois de la vie de l’écrivaine Goliarda Sapienza (1924 – 1996), après sa libération de prison en 1980.

« Transhumances » a récemment rendu compte du récit, par Goliarda Sapienza, de son séjour dans la prison romaine de Rebibbia à la suite d’un vol de bijoux pendant une soirée mondaine. Sortie de prison, Goliarda (Valeria Golino) se trouve isolée. Le roman sur lequel elle a travaillé pendant des années, L’Art de la Joie, n’a pas trouvé d’éditeur. Elle cherche à se faire employer comme femme de ménage, mais elle n’a ni l’âge ni l’expérience pour cela. Continuer la lecture de « Fuori »