Chronique d’étonnement n°108

Je souhaite partager dans « transhumances » ce qui m’a étonné, dans ma vie personnelle comme dans l’actualité.

Dans cet article, je m’indigne de la loi votée par le Parlement israélien imposant la peine de mort aux Palestiniens coupables de meurtres au nom du refus de l’existence d’Israël ; et je me réjouis d’avoir franchi le seuil qui, selon le journal Tintin, sépare la jeunesse de la vieillesse. Continuer la lecture de « Chronique d’étonnement n°108 »

Le souper d’Emmaüs selon le Caravage

Parmi les merveilles de la National Gallery à Londres, un tableau m’a particulièrement frappé : Le souper d’Emmaüs, peint par Michelangelo Merisi de Caravaggio (le Caravage) en 1601.

Il se réfère à un épisode troublant de l’Évangile de Luc. Trois jours après sa mort, deux disciples de Jésus sont en chemin entre Jérusalem et le village d’Emmaüs. Un homme s’approche d’eux, fait route avec eux. En chemin, il apprend qu’ils sont consternés parce ce que le prophète puissant en œuvres et en paroles qu’ils suivaient a été crucifié. Continuer la lecture de « Le souper d’Emmaüs selon le Caravage »

Les rayons et les ombres

Dans « les rayons et les ombres », Xavier Giannoli donne à voir l’enchaînement de circonstances qui transforma Jean Luchaire de militant socialiste pacifiste après la première guerre mondiale, en figure de la collaboration pendant la seconde ; et sa fille Corinne, d’un espoir du cinéma français en une icône déchue, frappée d’indignité nationale.

Né en 1901, Jean Luchaire (Jean Dujardin) milite à la fin des années 1920 dans les milieux pacifistes partisans d’une réconciliation franco-allemande. Il est journaliste ; dans le combat pacifiste, il se lie d’une solide amitié avec Otto Abetz (August Diehl), un Allemand, professeur de dessin et profondément francophile. Leur mot d’ordre : plus jamais ça ! Il faut coûte que coûte éviter que se renouvellent les horreurs de la grande guerre. Continuer la lecture de « Les rayons et les ombres »

Compostelle

Dans Compostelle, le réalisateur Yann Samuell suit pas à pas la « marche de rupture » sur le chemin de Saint-Jacques qu’un jeune délinquant a accepté d’effectuer pendant trois mois sur 2 000 kilomètres en alternative à la prison.

Ce jeune se nomme Adam (Julien Le Berre). Il a dix-sept ans et est rongé par la colère d’avoir été abandonné par sa mère, une colère qui se mue parfois en une violence irrépressible. Le chemin qui s’ouvre devant lui pour enfin obtenir la reconnaissance et le respect : la criminalité, les braquages, la drogue. La juge lui offre « une dernière chance » : marcher du Puy en Velay à Compostelle accompagné d’un adulte recruté et supervisé par l’association Seuil, dont le slogan est « marche et invente ta vie ». Continuer la lecture de « Compostelle »