Le temps d’Anna

Arte TV a récemment diffusé un beau téléfilm de Greg Zglinski  sur un scénario de Noémie Kocher : « le temps d’Anna ».

L’histoire se passe en Suisse, au lendemain de la première guerre mondiale. Jean Schaeffer (Mathieu Simonet), ouvrier horloger, tombe amoureux d’une grande bourgeoise, Anna von Röhr (Gaëlle Bona). Amour impossible ? Curieusement, la mère d’Anna accorde à Jean la main de sa fille sans hésiter. C’est qu’Anna a un problème : elle se sent parfois harcelée par des voix qui lui veulent du mal ; alors, elle perd le contrôle d’elle-même et peut aller au suicide.

Jean, tout à son bonheur de vivre avec une jeune femme belle et amoureuse, ne se rend pas compte de la dégradation de son état mental. Il est entièrement absorbé par le grand défi de sa vie : se mettre à son propre compte, créer une nouvelle marque de montres, inventer une montre qui soit étanche. Jean et Anna ont quatre enfants et, malgré les crises d’Anna, vivent heureux. Mais lorsque dans une crise aigüe la jeune femme manque de noyer le bébé dans la baignoire, il faut l’interner dans un hôpital psychiatrique.

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Anna est amie d’enfance d’Élisabeth Grimm (Isabelle Caillat), une femme libre qui ne s’est jamais mariée mais adore les enfants et sert parfois de mère de substitution aux enfants de Jean et Anna. Lorsqu’Anna comprend que sa schizophrénie est incurable, elle supplie Jean de divorcer et d’épouser Élisabeth. Divorcer par amour…

Le temps d’Anna, c’est celui qui est mesuré par les montres conçues par son mari horloger. C’est aussi celui de la maturation d’une décision prise pour assurer le bonheur de ceux qu’elle aime et leur permettre de trouver un nouvel équilibre qui la rassure elle-même.

« Le temps d’Anna » est un beau film. Le jeu de Gaëlle Bona dans le rôle d’Anna, follement amoureuse et amoureusement folle, est magnifique.

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