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Fraternité

Les diatribes d’Éric Zemmour contre les migrants mineurs non accompagnés et les tribulations de Karim Daoudi en territoire de non-droit ont en commun une question redoutable : qui décide que des personnes ont, ou non, le droit de vivre parmi nous, voire le droit de vivre tout court ? En toile de fond, une valeur de la République : la fraternité. 

Sur la chaîne CNews, le chroniqueur Éric Zemmour s’est exprimé ainsi sur les mineurs étrangers isolés qui demandent l’asile à la France : « ils n’ont rien à faire ici, ils sont voleurs, ils sont assassins, ils sont violeurs, c’est tout ce qu’ils sont, il faut les renvoyer ».

Welcome chez nous

La Chaine Parlementaire, LCP, a récemment diffusé « Welcome chez nous », un documentaire d’Adrien Pinon sur l’accueil de réfugiés afghans à Serquigny (Eure).

Ce reportage, inclus dans l’émission « droit de suite », était suivi d’un débat animé par Jean-Pierre Gratien avec le réalisateur, le maire de Serquigny, le directeur général de l’OFPRA (Office français de protection des réfugiés et apatrides) et une responsable de France Terre d’Asile. En octobre 2016, le gouvernement fit évacuer la « jungle de Calais ». Cette fois, l’opération avait été dûment préparée : les 6 000 migrants déplacés furent accueillis dans 450 centres d’accueil et d’orientation disséminés en France. Trente d’entre eux, des Afghans, arrivèrent à Serquigny, un bourg de 2 000 habitants situé entre Évreux et Lisieux.

L’autre côté de l’espoir

« L’autre côté de l’espoir », film du réalisateur finlandais Ari Kaurismäki, met en scène la rencontre improbable d’un quinquagénaire finlandais et d’un migrant syrien.

Khaled (Sherwan Haji) est Syrien. Au terme d’un périple épuisant, et vain, en Europe à la recherche de sa sœur Miriam échappée comme lui de l’enfer d’Alep, il se retrouve à bord d’un cargo chargé de charbon. Il débarque clandestinement, couvert de poussière noire, dans une ville qu’il ne connait pas : Helsinki. De bureau glacial en guichet hostile et en foyer impersonnel, il franchit les étapes du demander d’asile. Mais la réponse de l’État finlandais est sans appel : Alep est une ville sûre, Khaled doit y retourner, dès demain.