Tag Archives: Comprendre

Au Café existentialiste

Dans « Au café existentialiste, la liberté, l’être et le cocktail à l’abricot », la philosophe anglaise Sarah Bakewell livre un formidable récit de la naissance et du développement de l’existentialisme.

La quatrième de couverture explique le titre de ce passionnant ouvrage : « Paris, 1932. Trois amis se réunissent dans un célèbre café de Montparnasse. Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir écoutent Raymond Aron, de retour de Berlin, parler d’une forme de pensée radicalement neuve qu’il a découverte : la phénoménologie. En guise d’explication, Aron pointe son verre du doigt et dit à Sartre : « Tu vois, tu peux parler de ce cocktail, et c’est de la philosophie ! » Intrigué et inspiré, Sartre élabore une théorie philosophique fondée sur l’existence vécue, dont le quartier de Saint-Germain-des-Prés va devenir l’emblème. »

La gravité du vide

L’émission « la conversation scientifique » d’Étienne Klein sur France Culture le 7 juillet dernier m’a bouleversé. Intitulée « la gravité du vide », elle était consacrée à Chloé Moglia, « circassienne formée aux arts martiaux qui se joue du vide, des airs et des hauteurs ».

J’ai été formé dans une tradition chrétienne qui affirme la primauté de l’esprit sur le corps et, dans l’espace, du haut sur le bas. De la tête et des jambes, la tête était le maître. Au jour du jugement, la chair devait ressusciter, mais sous la forme d’un corps spirituel dont toute souillure et toute pesanteur seraient exclues.

La Communauté

Dans « La Communauté » (Albin Michel), les journalistes Raphaëlle Bacqué et Ariane Chemin brossent le portrait de la ville de Trappes, autrefois laboratoire du communisme français, aujourd’hui laboratoire de groupes islamistes.

Trappes n’est pas une ville quelconque. Elle est la commune populaire du département des Yvelines. Pendant les trente-glorieuses, les usines automobiles de la vallée de la Seine y logeaient les immigrés qu’ils faisaient venir de leur village. La SNCF était un employeur important, en raison de la gare de triage. La ville accueillit un bon nombre d’habitants du bidonville de Nanterre lors qu’il fut détruit.