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Souvenirs de la maison des morts

Dans « Souvenirs de la maison des morts », Fédor Dostoïevski raconte son séjour au bagne l’Omsk, en Sibérie, de 1850 à 1854.

Cette lecture est recommandée par Didier Fassin dans « l’ombre du monde », comme celle d’un livre de référence sur l’emprisonnement. Il a été publié par Dostoïevski en deux parties, en 1860 et 1862.

Sandrine Bonnaire, actrice de sa vie

Arte a récemment diffusé un touchant documentaire de Julie Cazenave : « Sandrine Bonnaire, actrice de sa vie ».

 Deux mots-clés se dégagent de cette heure d’images d’archives, de séquences de films, d’interviews et de scènes de la vie actuelle de Sandrine Bonnaire : « Regard » et « Famille ».

Le photographe Samer Mohdad à la Base sous-marine

 

La Base sous-marine de Bordeaux présente jusqu’au 19 mai 2013 une exposition de photographies de Samer Mohdad intitulée « Visions accomplies : les Arabes ».

 Né en 1964 au Liban et de nationalité belge, Samer Mohdad parcourt le monde arabe pour en ramener des photographies qui témoignent de la vie des gens. Le Moyen Orient et le Maghreb ont vu naître les trois grandes religions monothéistes. Pendant le Moyen Âge européen, la région était à la pointe de la culture artistique, littéraire et scientifique. Elle est aujourd’hui en proie aux haines et aux guerres. Des opérations militaires et des campagnes de représailles à répétition tentent de convaincre les Arabes qu’ils sont un peuple vaincu. Les photos de Mohdad témoignent de la vitalité de ce peuple, de son acharnement à vivre, à rire et à aimer même sur des champs de ruine.

 La visite de l’exposition fait passer de la lumière du Bassin à Flot de Bordeaux un jour ensoleillé d’avril à la pénombre de la base sous-marine, un gigantesque blockhaus au sein de laquelle a été aménagée une suite de salles. Les photos sont délicatement éclairées et émergent de l’obscurité. Beaucoup sont en noir et blanc, ce qui accentue le contraste entre ombre et lumière. C’est précisément ce que veut montrer le photographe : un pays obscur à force de clarté, un pays lumineux aux ombres portées. « Le Chénoua est noir de soleil » écrivait Camus dans Noces à Tipaza.

 Le parcours proposé par l’exposition est envoûtant. Dans une salle, un filet de musique arabe ajoute au dépaysement. On aime ces hommes, ces femmes, ces enfants qui habitent avec grâce leur aride patrie.

A Bab el Oued