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2016, année noire pour les libertés

La Contrôleure générale des lieux de privation de liberté (CGLPL), Adeline Hazan, a récemment publié son rapport d’activité pour l’année 2016. Elle constate un recul des droits fondamentaux des personnes privées de liberté.

Créé il y a dix ans, le Contrôle général des lieux de privation de liberté (CGLPL) est une autorité indépendante. Le Contrôleur général peut visiter à tout moment, sur l’ensemble du territoire français, tout lieu où des personnes sont privées de liberté. Son périmètre d’activité inclut les prisons, mais aussi les lieux de garde à vue, les centres de rétention administrative ou encore les hôpitaux psychiatriques. Sa mission consiste à veiller à ce que les personnes privées de liberté soient traitées avec humanité et dans le respect de la dignité inhérente à la personne humaine.

L’état de droit s’arrête-t-il aux portes de la prison ?

Le Groupement de Concertation de Bordeaux a récemment organisé, dans le cadre des journées nationales prison, une intéressante conférence animée par Thierry Landais, membre de l’équipe de la Contrôleure générale des lieux de privation de liberté, Adeline Hazan.

La conférence avait pour thème le respect des droits fondamentaux dans l’enceinte de la prison. Les établissements pénitentiaires ne sont qu’une des catégories de « lieux de privation de liberté » où s’exerce le contrôle : les lieux de garde à vue, les hôpitaux psychiatriques ou même les fourgons cellulaires en font également partie.

Humus

La chronique du samedi du 29 juin du quotidien Sud-Ouest est signée par la romancière Sylvie Germain. Elle a pour titre « humus, homme, humilité ». Nous y ajouterions volontiers « transhumance » !

 Sylvie Germain cite Pierre Rabhi, pionnier de l’agroécologie : « l’humus est l’élément clé de la vie.  C’est là la grande différence que nous avons avec l’agronomie moderne, qui est sous l’obédience de la pétrochimie internationale ». Et elle continue ainsi son article : « le mot « humus » comme le mot « homme » proviennent tous deux de la même racine signifiant « terre ». La terre-limon, la terre-glèbe à la fois grasse et pulvérulente, compacte et malléable, est la matrice de tous les vivants, – dont l’homme. Il s’en exhume ; elle est son terreau maternel et nourricier, le terrain où se jouent tous les actes de la vie jusqu’à l’ultime –il s’y inhume ; elle est son territoire dans l’univers – il en a la tutelle. »