France

France 4 a récemment diffusé « France », film de Bruno Dumont (2021), dans lequel une journaliste star de la télévision est confrontée à l’enfer du monde.

France de Meurs (Léa Seydoux) a réussi dans la vie. Star du petit écran, elle est belle, admirée, on l’interpelle dans la rue pour faire des selfies. Elle vit avec son mari Fred (Benjamin Biollay) et leur fils dans un appartement, Place des Vosges, rempli d’œuvres d’art. Elle gagne beaucoup d’argent, cinq fois plus que son mari qui peine à se faire reconnaître comme écrivain. Continuer la lecture de « France »

Chronique d’étonnement n°120

Je souhaite partager dans « transhumances » ce qui m’a étonné, dans ma vie personnelle comme dans l’actualité.

Dans cet article, je m’étonne du déni persistant de Jordan Bardella sur les propos antisémites qu’il avait tenus lorsqu’il était adolescent ; je m’interroge sur l’usage de l’intelligence artificielle pour la création littéraire ; et je m’émerveille de la continuité de la station spatiale internationale malgré l’exaspération des conflits et des guerres. Continuer la lecture de « Chronique d’étonnement n°120 »

Les œuvres du temps

Le musée Roybet-Fould de Courbevoie propose actuellement une rétrospective de l’artiste Kimihito Okuyama (1946 – 2024), qui a vécu et travaillé dans cette ville aux côtés de son épouse Catherine Prats.

Natif de Tokyo, Okuyama quitta le Japon dans les années 1970 et s’installa en France en 1972. Continuer la lecture de « Les œuvres du temps »

A Porto, la mort d’un travesti tué par une bande d’adolescents

Dans “Pão de Açucar”, roman écrit en 2018 à l’âge de 28 ans, Afonso Reis Cabral prend appui sur un fait divers survenu à Porto douze ans plus tôt. Dans un immeuble jamais achevé de construire et transformé en parking, le « Pain de Sucre », les pompiers avaient retrouvé au fond d’un puits, le corps d’une personne assassinée.

Il s’agissait d’un travesti, Gisberta, que ses agresseurs avaient battu plusieurs jours de suite et laissée nue de la ceinture jusqu’aux pieds. Il s’agissait d’adolescents, dont certains n’avaient que douze ans, hébergés dans une institution religieuse accueillant des enfants en difficulté. Par la suite, ils furent reconnus coupables et condamnés par le tribunal pour mineurs. Continuer la lecture de « A Porto, la mort d’un travesti tué par une bande d’adolescents »