Vivaldi et moi

Dans son film « Vivaldi et moi », Damiano Michieletto raconte le rêve brisé et l’émancipation malgré tout d’une pensionnaire d’un hospice de pitié à Venise, repérée par Antonio Vivaldi.

À vrai dire, le titre Italien du film, Primavera (Printemps) est plus adéquat que son équivalent français, qui semble pointer vers un biopic du violoniste et compositeur Antonio Vivaldi (1678 – 1741). Le personnage principal est Cecilia (Tecla Insolia). Elle a été abandonnée à sa naissance et confiée à l’Ospedale della Pietà. Elle a maintenant une vingtaine d’années, l’âge de se marier. Continuer la lecture de « Vivaldi et moi »

Une femme sur le toit

Arte TV a récemment diffusé « Une femme sur le toit », film réalisé en 2022 par la cinéaste polonaise Anna Jadowska.

Mirka (Dorota Pomykala), sexagénaire, vit chichement dans un appartement HLM avec son mari Julek (Bogdan Koca) et leur fils Mariusz, un trentenaire qui n’a pas encore pris son indépendance. « Vivre avec » est d’ailleurs un mot exagéré : les conjoints font chambre à part et leurs temps professionnels sont disjoints. Julek travaille de jour ; Mirka, de nuit dans une maternité. Continuer la lecture de « Une femme sur le toit »

Silent friend

Dans « Silent friend », la réalisatrice Ildiko Enyedi invite le spectateur à ralentir, à l’écoute des plantes.

On ne peut parler de l’arbre Ginko Biloba comme du personnage principal du film. Mais cet ami silencieux, planté en 1832 dans le jardin botanique de l’université de Marbourg en Allemagne est le témoin muet de trois histoires entrelacées, celles de Tony en 2020, de Hannes et Gundula en 1972 et de Grete en 1908. Continuer la lecture de « Silent friend »

Le temps de l’obsolescence humaine

Dans « Le temps de l’obsolescence humaine » (Grasset 2026), Bruno Patino, directeur d’Arte et essayiste, affronte la question du défi que l’intelligence artificielle pose à la condition humaine.

La révolution numérique succède à celle de l’imprimerie. L’invention de Gutenberg à Mayence dans les années 1450-1455 permit une diffusion de masse de l’écrit : dès 1510, il y avait déjà 15 millions de livres en circulation dans le monde. Continuer la lecture de « Le temps de l’obsolescence humaine »