Vivre avec l’irréparé

Dans « vivre avec l’irréparé » (Albin Michel, 2024), Isabelle Le Bourgeois pose la question de comment vivre le moins mal possible lorsque survient l’irréparable, ce qui a eu lieu et restera à jamais. Elle fonde sa réflexion sur des textes bibliques, la Genèse et la mort-résurrection de Jésus.

 Isabelle Le Bourgeois possède ce qu’on appelle une forte personnalité. Cheffe d’entreprise, puis religieuse exerçant les activités d’aumônière de prisonniers à Fleury-Mérogis, d’inspectrice du Contrôle général des lieux de privation de liberté et de psychanalyste, elle a construit sa vie autour de l’écoute d’autrui. Continuer la lecture de « Vivre avec l’irréparé »

Niki

Pour son premier film en tant que réalisatrice, Céline Sallette a choisi pour sujet la douloureuse émergence comme artiste de Niki de Saint Phalle entre 1952 et 1961.

Lorsqu’elle arrive des États-Unis à Paris en 1952, Niki (Charlotte Le Bon) a tout pour être heureuse : un mari poète, Harry Matthews (John Robinson), qu’elle aime et dont elle est aimée ; une ravissante petite fille ; un métier de mannequin qui rend hommage à sa beauté. Continuer la lecture de « Niki »

Une architecture d’espoir

Une architecture d’espoir (An architecture of hope, Scribe, 2024), livre d’Yvonne Jewkes, est sous-titré : réimaginer la prison, restaurer une maison, me reconstruire (reimagining the prison, restoring a house, rebuilding myself). Il n’a pas encore été traduit en français.

C’est un passionnant récit entremêlé que nous propose l’autrice. Elle nous parle de son métier de criminologue et de son intérêt pour l’architecture carcérale ; de sa passion pour la propre maison à Cheltenham, dans les Cotswolds, construite en 1816 dans le style géorgien ; enfin, de sa rupture, juste avant le confinement, avec l’homme qui avait partagé sa vie pendant un quart de siècle. Continuer la lecture de « Une architecture d’espoir »

Écroué de rire

Dans le cadre des Journées Nationales Prison, l’humoriste David Desclos a joué le 22 novembre à Mérignac son spectacle « écroué de rire ».

Dans ce seul-en-scène d’une durée d’environ 1h30, il raconte son passé de braqueur de banques – la Société générale de préférence – , mais sans agression physique, par des tunnels creusés depuis l’extérieur. Continuer la lecture de « Écroué de rire »