Les œuvres du temps

Le musée Roybet-Fould de Courbevoie propose actuellement une rétrospective de l’artiste Kimihito Okuyama (1946 – 2024), qui a vécu et travaillé dans cette ville aux côtés de son épouse Catherine Prats.

Natif de Tokyo, Okuyama quitta le Japon dans les années 1970 et s’installa en France en 1972. Continuer la lecture de « Les œuvres du temps »

A Porto, la mort d’un travesti tué par une bande d’adolescents

Dans “Pão de Açucar”, roman écrit en 2018 à l’âge de 28 ans, Afonso Reis Cabral prend appui sur un fait divers survenu à Porto douze ans plus tôt. Dans un immeuble jamais achevé de construire et transformé en parking, le « Pain de Sucre », les pompiers avaient retrouvé au fond d’un puits, le corps d’une personne assassinée.

Il s’agissait d’un travesti, Gisberta, que ses agresseurs avaient battu plusieurs jours de suite et laissée nue de la ceinture jusqu’aux pieds. Il s’agissait d’adolescents, dont certains n’avaient que douze ans, hébergés dans une institution religieuse accueillant des enfants en difficulté. Par la suite, ils furent reconnus coupables et condamnés par le tribunal pour mineurs. Continuer la lecture de « A Porto, la mort d’un travesti tué par une bande d’adolescents »

Notre salut

Dans « Notre salut », prix du scénario au Festival de Cannes, le réalisateur Emmanuel Marre raconte la carrière de son arrière-grand-père, pétainiste convaincu, dans l’administration du régime de Vichy.

En 1940, Henri Marre (Swann Arlaud) est un homme qui rumine ses échecs et rêve de revanche. Il a dilapidé la fortune de sa femme Paulette (Sandrine Blancke) et l’a laissée dans la misère avec leurs trois enfants. Continuer la lecture de « Notre salut »

La Bataille de Gaulle, j’écris ton nom

La seconde partie de « La Bataille de Gaulle » du réalisateur Antonin Baudry couvre la période de 1943-1944. Elle s’intitule « j’écris ton nom » et fait suite à « l’âge de fer ».

En 1943, l’épopée du Général de Gaulle (Simon Abkarian) commencée à Londres le 18 juin 1940 semble toucher à sa fin. Roosevelt (Campbell Scott), président des États-Unis, considère la France comme un pays vaincu destiné à devenir, après la défaite de l’Allemagne, un protectorat américain. Il n’éprouve que du mépris et de l’agacement vis-à-vis de ce général quasiment sans troupes. Continuer la lecture de « La Bataille de Gaulle, j’écris ton nom »