A Porto, la mort d’un travesti tué par une bande d’adolescents

Dans “Pão de Açucar”, roman écrit en 2018 à l’âge de 28 ans, Afonso Reis Cabral prend appui sur un fait divers survenu à Porto douze ans plus tôt. Dans un immeuble jamais achevé de construire et transformé en parking, le « Pain de Sucre », les pompiers avaient retrouvé au fond d’un puits, le corps d’une personne assassinée.

Il s’agissait d’un travesti, Gisberta, que ses agresseurs avaient battu plusieurs jours de suite et laissée nue de la ceinture jusqu’aux pieds. Il s’agissait d’adolescents, dont certains n’avaient que douze ans, hébergés dans une institution religieuse accueillant des enfants en difficulté. Par la suite, ils furent reconnus coupables et condamnés par le tribunal pour mineurs. Continuer la lecture de « A Porto, la mort d’un travesti tué par une bande d’adolescents »

Réconciliation

L’autobiographie du roi émérite d’Espagne Juan Carlos, écrite conjointement avec Laurence Debray, a été publiée en français en novembre 2025 et en espagnol le mois suivant. Les citations incluses dans cet article ont été traduites par l’auteur de Transhumances, depuis la version espagnole.

 Depuis 2020, Juan Carlos vit exilé à Abu Dabi. « Je suis revenu à l’exil de mon enfance, écrit-il, comme une sorte de retour au point de départ. » Il est en effet né à Rome, a vécu au Portugal avec les onze enfants du Comte de Paris et a étudié en pension en Suisse. Le français a été ma première langue, dit-il. « Encore aujourd’hui, je rêve et je compte en français. » Continuer la lecture de « Réconciliation »

L’âge expérimental

Dans « l’âge expérimental » (2024, 2026 pour la version française chez Gallimard), l’écrivain Erri De Luca et la créatrice de mode Inès de la Fressange proposent une réflexion sur l’art de vieillir.

Le titre a un sens sociologique : la moyenne d’âge a doublé en un siècle. Nos sociétés expérimentent, pour la première fois, l’arrivée d’une foule de femmes et d’hommes dans le grand âge. Continuer la lecture de « L’âge expérimental »

Tony Mazzocchi 1/2, itinéraire d’un syndicaliste ouvrier aux Etats-Unis


Un article de The Conversation France a attiré mon attention sur la personnalité de Tony Mazzocchi (1926 – 2005), un pionnier dans le rapprochement entre le militantisme syndical ouvrier et le combat pour l’environnement. J’ai lu la biographie rédigée par Les Leopold : « the man who hated work and loved labor, the life and times of Tony Mazzocchi »  (l’homme qui détestait le travail et aimait les travailleurs, la vie et l’œuvre de Tony Mazzocchi).

L’article de The Conversation France, écrit par Yanis Rihi, s’intitule « Tony Mazzocchi, le syndicaliste oublié qui pensa la transition juste. »  Dans son introduction, on lit : « qui se souvient de Tony Mazzocchi ? En refusant d’opposer emplois et exigences environnementales, ce syndicaliste new-yorkais conceptualisa l’idée de transition juste abondamment reprise aujourd’hui, même à la COP30, par exemple. Dans ses actions, le militant syndical a lié étroitement les combats environnementaux aux enjeux sociaux et sanitaires, mais également aux luttes contre le racisme et le sexisme. » Continuer la lecture de « Tony Mazzocchi 1/2, itinéraire d’un syndicaliste ouvrier aux Etats-Unis »