Histoire de ponts

Le billet de 10€ représente un pont ancien, symbole de circulation, d’échange, de communication. Entre la Bosnie Herzégovine et la Croatie, ce symbole est mis à mal.

 Le pont ancien de Mostar, Stari Most, en Bosnie Herzégovine, est aujourd’hui classé au patrimoine mondial de l’humanité. Il a été construit en 1565 par l’architecte Mimar Hayreddin et a résisté aux séismes et aux guerres jusqu’au 9 novembre 1993. Il fut alors bombardé et détruit par les troupes croates, qui voulaient ainsi empêcher le passage des Bosniaques. Continuer la lecture de « Histoire de ponts »

Tout avoir

Dans « avere tutto », roman publié en italien en 2022, Marco Missiroli raconte, jour après jour, les dernières semaines de vie d’un père dont le fils, quadragénaire, est venu au chevet. Il a été traduit en français sous le titre « tout avoir » (Calmann-Lévy, 2024). Les citations incluses dans cet article sont de l’auteur de « transhumances ».

 Sandro Pagliarini a tout perdu. Ses économies, la fille qui partageait sa vie, son travail dans la publicité à Milan. À court de ressources, il part à Rimini et s’installe chez son père, Nando. Celui-ci est en soins palliatifs et n’en a plus que pour quelques semaines à vivre. « Que faisons-nous ? » demande le psychologue de l’hôpital. « C’est une des questions qui cache la conscience de la fin », observe Missiroli. Continuer la lecture de « Tout avoir »

Les barbares

Dans »les Barbares », Julie Delpy met en scène, sur le registre de la comédie, l’inquiétude d’une communauté villageoise lorsque survient l’étranger, le « barbare ».

Le maire de Paimpont, village breton, Sébastien Lejeune (Jean-Charles Clichet) parle parfaitement « le Macron ». Lorsqu’il se prépare à accueillir des réfugiés ukrainiens, c’est sous l’œil des caméras de FR3 et avec des mots choisis. Continuer la lecture de « Les barbares »

Chronique d’étonnement n°72

Je souhaite partager dans « transhumances » ce qui m’a étonné, dans ma vie personnelle comme dans l’actualité.

Dans cet article de transhumances, je suis étonné par la réussite de l’opération militaire de sabotage de bipeurs du Hezbollah par l’armée israélienne et effrayé par le refus de communication qu’il symbolise ; je m’inquiète de la politique judiciaire que s’apprête à mener le gouvernement Barnier ; je m’amuse de la réflexion d’un petit garçon coloriant un requin ; et je remarque combien les accusés des viols de Mazan sont des gens ordinaires et combien ils nous ressemblent. Continuer la lecture de « Chronique d’étonnement n°72 »