Notre corps, ce réseau social

France 5 a récemment diffusé un remarquable documentaire de Pierre-François Gaudry : « Notre corps, ce réseau social ».

 Traditionnellement, les organes du corps humain étaient présentés comme des travailleurs spécialisés, coordonnés par le cerveau. Chacun avait sa fonction : les poumons pour oxygéner, les reins pour produire de l’urine, les os pour se tenir debout, les muscles pour se mouvoir. Seule la graisse avait mauvaise réputation. Continuer la lecture de « Notre corps, ce réseau social »

Et Trump abdiqua face au coronavirus

Le New York Times a publié le 18 juillet un article intitulé « Au cœur de l’échec de Trump, la course pour abandonner le leadership face au virus » (« Inside Trump’s failure, the rush to abandon leadership role on the virus »).

 « On peut trouver la source de l’incapacité de la nation à contrôler la pandémie à mi-avril, lorsque la Maison Blanche embrassa les projections exagérément roses pour proclamer victoire et tourner la page », lit-on dans cet article corédigé par cinq journalistes du quotidien. Continuer la lecture de « Et Trump abdiqua face au coronavirus »

Hikikomoris : les reclus volontaires ?

Dans le cadre de la série « le monde en face », France 5 a récemment diffusé un documentaire de Michaëlle Gasnet : « Hikikomori, les reclus volontaires ? »

 Le mot « hikikomori » est japonais. Il désigne des personnes qui se retirent de la société, se confinant chez eux. Le phénomène est analysé au Japon depuis plus de trente ans. La pression familiale et sociale pour la réussite est telle qu’un grand nombre de jeunes se réfugient dans leur bulle. Coupés du monde et de ses agressions, dans cette clôture ils trouvent d’abord du réconfort. Puis elle agit comme une drogue et les mine de l’intérieur. Continuer la lecture de « Hikikomoris : les reclus volontaires ? »

Covid-19

Est-il utile d’ajouter quelques lignes au torrent de commentaires et de témoignages qui accompagnent la crise du Covid-19 ? « Transhumances » ne peut rester sur son Aventin. Voici donc quelques réflexions personnelles.

J’ai pris tardivement la mesure de la gravité de la menace. Jusqu’à l’entrée en stade 3 de la lutte contre l’épidémie, je pensais qu’une haute priorité devait être accordée au maintien du lien avec les plus fragiles. Le sentiment de faire partie d’une communauté rend les personnes plus fortes, plus résistantes à la maladie. Priver de visite les pensionnaires d’un Ehpad, par exemple, me semblait déraisonnable puisque le port de masques et l’usage de désinfectant limitait les risques. Continuer la lecture de « Covid-19 »