Sagan

Arte TV a diffusé récemment « Sagan », téléfilm en deux parties de Diane Kurys (2008).

 Six ans avant sa mort, Françoise Sagan (1935 – 2004) avait rédigé son épitaphe : « Sagan Françoise. Fit son apparition en 1954, avec un mince roman, Bonjour tristesse, qui fut un scandale mondial. Sa disparition, après une vie et une œuvre également agréables et bâclées, ne fut un scandale que pour elle-même ». Continuer la lecture de « Sagan »

Martin Eden

« Martin Eden », écrit par Jack London en 1909, est un magnifique roman qui parle d’amour, de littérature et des barrières de classes sociales.

 J’ai eu envie de lire « Martin Eden » à la suite de l’émission « Ça ne peut pas faire de mal » de Guillaume Gallienne diffusée par France Inter le 4 juillet. Dans la voix du comédien se percevait le souffle épique de cette œuvre magistrale. Elle est accessible gratuitement, en anglais, sur le Kindle d’Amazon. Continuer la lecture de « Martin Eden »

L’écrivain

Dans « L’Écrivain », publié en 2001 sous son pseudonyme Yasmina Khadra, Mohamed Moulessehoul raconte son passé d’enfant soldat et l’émergence de sa vocation littéraire.

 Mohamed Moulessehoul, né en 1955 dans le Sahara algérien, est fils d’un infirmier devenu pendant la guerre d’Algérie officier de l’Armée de Libération Nationale et d’une nomade. À l’âge de neuf ans, son père l’emmène dans l’école de cadets d’El Mechouar, près de Tlemcen. « L’écrivain » est une autobiographie qui commence au moment de cet abandon et s’achève lorsque, en possession du bac, Mohamed doit choisir entre la carrière d’officier et sa vocation d’homme de lettre. Ce n’est qu’à partir de 2000 que, ayant pris sa retraite de l’armée après avoir participé aux opérations militaires contre les maquis islamistes dans les années quatre-vingt dix, il se consacre à plein temps à son œuvre littéraire. Continuer la lecture de « L’écrivain »

Deux ailes pour voler

Invité par l’Université Bordeaux Montaigne, le professeur Samir Marzouki, de l’Université de Tunis, a prononcé une conférence qui constituait un bel hommage au bilinguisme et à la bi-culturalité.

 Lorsqu’on est au début de l’apprentissage de la langue arabe et que chaque pas est lourd comme un Everest, on reste ébloui par la capacité du professeur Marzouki à s’exprimer aussi bien en arabe, sa langue maternelle, qu’en français : il semble échapper aux lois de la gravité linguistique ! Il parle dans un français soutenu, imparfait du subjonctif inclus et cite de mémoire de longs poèmes en arabe. Continuer la lecture de « Deux ailes pour voler »