Le gâteau du Président

Dans « le gâteau du Président », son premier film, le réalisateur Hassan Hadi met en scène les pérégrinations de deux enfants en 1991 dans un Irak assommé par la dictature de Saddam Hussein et appauvri par les sanctions internationales.

Lamia (Baneen Ahmad Nayyef) a dix ans. Elle vit avec sa grand-mère Bibi (Waheed Thabet Kreibat)  dans une maison flottante sur l’Euphrate. Elle se rend à l’école en pirogue. Le maître, un ancien militaire, tire au sort les élèves qui auront l’honneur d’offrir au maître du pays, Saddam Hussein, qui des fruits, qui un gâteau. En cas d’inexécution, la dénonciation, l’emprisonnement et la torture menacent.

Continuer la lecture de « Le gâteau du Président »

La sentence

La Sentence, roman de Louise Erdrich, a été traduit en français par Sarah Gurcel et publié par Albin Michel. Il a reçu le prix Femina 2023 du roman étranger. La traduction des citations du livre dans cet article est du rédacteur de « transhumances ».

Sentence, en anglais, a deux significations. Le mot veut dire, comme en français, formulation d’une condamnation. L’héroïne du livre, Tookie, a en effet été condamnée à 60 ans de prison pour avoir transporté illégalement un cadavre. Il se trouve que sous les aisselles du macchabée gisaient des quantités de stupéfiants et que, la frontière entre deux états ayant été franchie, l’affaire avait été décidée par un juge fédéral particulièrement sévère.

Continuer la lecture de « La sentence »

Palestine 36

Dans Palestine 36, film qui mêle des images d’archives colorisées et un récit de fiction, la réalisatrice Annemarie Jacir entraîne le spectateur aux sources du conflit au Proche-Orient.

En 1936, la Palestine est sous mandat britannique. Depuis la déclaration Balfour de 1917, qui soutenait l’établissement d’un foyer national juif en Palestine, et depuis la montée de l’antisémitisme en Europe centrale, les réfugiés juifs y affluent. Continuer la lecture de « Palestine 36 »

Voeu pour 2026

Sur les pentes du volcan de la Fournaise, à La Réunion, un déluge de lave et de pierres a tout brûlé sur son passage. Peu à peu toutefois, dans la rocaille la nature reprend vie.

Un puissant courant de haine xénophobe, de violence, de vérités alternatives semble dévaler les pentes de l’histoire.

En ce début d’année 2026, le vœu que formule « Transhumances » pour ses lectrices et lecteurs est : résistons !