Hanoucca, la lumière qui oblige

« Transhumances » reproduit ici, avec son autorisation, une réflexion de Youri Vertongen sur l’attentat de Sydney contre la communauté juive. Ce texte m’a été transmis par une amie de Belgique.

Hanoucca n’est pas une fête de la victoire des forts. Elle n’a jamais célébré l’écrasement d’un ennemi, ni la jubilation de la domination retrouvée. Elle commémore autre chose. Quelque chose de plus subtil, de plus fragile et certainement de plus exigeant : la persistance d’une lumière quand tout, politiquement et matériellement, semblait voué à l’extinction. Une lumière modeste, presque dérisoire. Une fiole d’huile oubliée dans les ruines d’un Temple profané. Une lumière qui ne triomphe pas par la force, mais par l’obstination. Oserait-on dire par la résistance. Continuer la lecture de « Hanoucca, la lumière qui oblige »

Jean Valjean

« Jean Valjean », film réalisé par Eric Besnard, est une adaptation des Misérables de Victor Hugo, centrée sur l’une des figures emblématiques du roman.

 Jean Valjean (Grégory Gadebois), libéré du bagne après y avoir passé dix-neuf ans, est en colère contre la société. Initialement emprisonné pour le vol d’une miche de pain, sa peine a été plusieurs fois prolongée pour des tentatives d’évasion. Continuer la lecture de « Jean Valjean »

Deux pianos

Dans « deux pianos », Arnaud Desplechin met en scène un virtuose du piano en pleine crise existentielle.

Mathias Vogler (François Civil), qui vit et enseigne au Japon, est un pianiste internationalement reconnu. Á l’approche de la quarantaine, il est épuisé. C’est dans un état mental confus qu’il accepte l’invitation d’Elena, son ancienne professeure, à jouer avec elle à deux pianos dans un concert symphonique à l’auditorium de Lyon. Continuer la lecture de « Deux pianos »

Toutes les vies

Dans « toutes les vies », son premier livre, la chanteuse et musicienne française Rebeka Warrior – Julia Lanoë à l’état-civil – raconte le deuil de Pauline, son amour, et son combat pour continuer à vivre malgré tout.

C’est un cri sorti des entrailles, parfois tordu par la douleur, parfois réduit à une succession de mots s’enchaînant les uns aux autres comme dans un cauchemar. C’est une confession où l’autrice ne cache ni ses trahisons, ni une violence allant jusqu’au désir de meurtre, ni le recours aux psychotropes pour l’expérience extrême qu’ils permettent. Continuer la lecture de « Toutes les vies »