Comment les détenus habitent-ils la prison ?

La revue en ligne Métropolitiques a récemment publié un article écrit en 2018 par Lucie Bony, chargée de recherche au CNRS, dont les travaux articulent les champs de recherche sur la ville et la prison. Son titre : « rapports sociaux en détention et usages de l’espace carcéral ».

La prison est un espace si contraint – par son exigüité et par le poids des règlements – qu’on pourrait s’attendre à ce que les manières de l’habiter soient largement uniformes. Or ce n’est pas le cas. « Les rapports sociaux en détention sont marqués par l’inégalité ». Selon le milieu social, l’âge, la durée de séjour ou encore la situation pénale de chacun, les personnes détenues habitent les lieux de manière différenciée. Continuer la lecture de « Comment les détenus habitent-ils la prison ? »

Le chant des forêts

« Le chant des forêts », film de Vincent Munier, plonge le spectateur dans une forêt des Vosges, à l’affût des animaux qui la peuplent.

Le générique de fin présente les personnages du film dans l’ordre de leur apparition. On y trouve des oiseaux, des insectes, des mammifères. Et, quelque part dans la liste, trois mammifères bien particuliers : Michel, le père, Vincent, le fils réalisateur du film, et Simon, le petit-fils âgé de treize ans. Continuer la lecture de « Le chant des forêts »

Fuori

Dans son film « Fuori », le réalisateur Mario Martone raconte quelques mois de la vie de l’écrivaine Goliarda Sapienza (1924 – 1996), après sa libération de prison en 1980.

« Transhumances » a récemment rendu compte du récit, par Goliarda Sapienza, de son séjour dans la prison romaine de Rebibbia à la suite d’un vol de bijoux pendant une soirée mondaine. Sortie de prison, Goliarda (Valeria Golino) se trouve isolée. Le roman sur lequel elle a travaillé pendant des années, L’Art de la Joie, n’a pas trouvé d’éditeur. Elle cherche à se faire employer comme femme de ménage, mais elle n’a ni l’âge ni l’expérience pour cela. Continuer la lecture de « Fuori »

L’Etranger de Camus revisité par François Ozon

Près de soixante ans après Luchino Visconti, François Ozon adapte au cinéma le roman « L’Étranger » d’Albert Camus.

 Le roman, paru en 1942, a pour cadre l’Alger coloniale quatre ans plus tôt. François Ozon souligne l’antagonisme des communautés européenne et « indigène » par l’usage du noir et blanc. Sur une plage écrasée de soleil, Meursault (Benjamin Voisin) ébloui par l’éclat de lumière d’une lame de couteau, tue l’Arabe qui le menaçait. Continuer la lecture de « L’Etranger de Camus revisité par François Ozon »