Assassinat à Dubaï

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L’assassinat à Dubaï le 19 janvier d’un cadre de Hamas, Mahmoud al-Mahbouh, soulève de nombreuses questions.

Le Ministre israélien des Affaires Etrangères, Avigdor Lieberman, n’a pas voulu confirmer ni démentir l’implication des services secret, le Mossad, indiquant que son Gouvernement suivait une politique d’ambigüité en matière d’Intelligence. Sans craindre de se contredire, il a poursuivi « je pense que la Grande Bretagne reconnait qu’Israël est un pays responsable et que notre activité de sécurité est conduite selon des règles du jeu très claires, prudentes et responsables. » Il en a déduit que les relations entre son pays et la Grande Bretagne ne souffriraient pas de l’usage frauduleux, dans l’opération de Dubaï, des passeports de six citoyens britanniques vivant en Israël.

De fait, la réaction du Gouvernement britannique a été modérée. L’Ambassadeur israélien a été convoqué au Foreign Office pour « échanger des informations » sur l’incident. Il y a pourtant de quoi s’indigner : le truquage de passeports est un affront au pays qui les émet et en est propriétaire.

Mais on peut aussi s’étonner de la modération de l’opinion publique en Europe. Voici qu’un Etat s’adjuge le droit de condamner à mort sans procès et d’exécuter la sentence partout dans le monde. Où sont les droits humains ? Où est la démocratie ?

(Photo : le père de Mahmoud al-Mahbouh brandit une photo de son fils lors de ses funérailles. La photo comme les informations est extraite du quotidien britannique The Guardian. Voir en particulier www.guardian.co.uk/world/2010/feb/19/israel-britain-dubai-killing).