Vive le casque !

Le port du casque par les cyclistes, en ville et à la campagne, tend à se généraliser. Mais certains éducateurs, s’ils l’imposent à ceux dont ils ont la charge, s’en exemptent volontiers.

 L’usage du casque est utile. J’ai été témoin d’une chute dont les conséquences auraient pu être dramatiques en son absence : la structure de plastique et de mousse avait été déformée par le choc.

 Pour cette raison, on ne peut que se féliciter de ce que de plus en plus de cyclistes portent cette protection. Sur les pistes cyclables autour de Maubuisson (Gironde), un jour de semaine au mois d’août, plus du tiers des cyclistes le font, et cette proportion grandit d’année en année. En week-end, le bilan est moins positif : des hordes de gens inexpérimentés se lancent tête nue sur les pistes jusqu’à la plage, inconscients du danger.

 Toutes les colonies de vacances et un nombre croissant de familles imposent le casque aux enfants et aux jeunes qui sont sous leur responsabilité. On observe toutefois que nombre de parents et d’éducateurs s’affranchissent de cette obligation. Ce faisant, ils diffusent un message implicite délétère : le port du casque est réservé aux personnes fragiles et dépendantes. La réaction normale d’un jeune qui voit son moniteur – et un enfant ses parents – circuler sans casque est : « lorsque je serai majeur, jamais je ne porterai cet objet d’assujettissement. » Le rôle d’éducateur passe d’abord par l’exemple.

On croise sur les pistes des cyclotouristes au long cours. Ils sont lourdement chargés et remorquent souvent leur matériel de camping amarré à une troisième roue attelée. Non seulement ils portent un casque de haute sécurité, mais ils sont souvent signalés par un fanion et roulent en plein jour phare allumé. Ils anticipent peut-être ce que seront les règles de sécurité dans une ou deux décennies.

Sans aller jusque là, et sans attendre, vive le casque cycliste !