Casse-tête chinois

« Casse-tête chinois », film de Cédric Klapisch, met en scène quelques-uns des étudiants Erasmus de « l’Auberge espagnole » (2002). Arrivés à la quarantaine, ils exercent un métier, ils ont vécu des histoires d’amour tumultueuses et ils élèvent les enfants nés de ces amours.

 Xavier (Romain Duris) est le récitant de ce film, comme il l’était de l’Auberge espagnole. Il est devenu romancier et la matière première de ses livres est sa propre vie. Et sa vie est compliquée, dit-il, un vrai casse-tête chinois. La rupture de son mariage avec Wendy (Kelly Reilly), qui quitte Paris pour New-York en emmenant leurs deux enfants, le conduit à y émigrer, lui aussi. C’est à China Town qu’il finit par trouver un appartement à un prix abordable.

 

Xavier, Martine et leurs enfants à New-York

Xavier, Martine et leurs enfants à New-York

Xavier veut rester aux Etats-Unis à proximité de ses enfants. Dans le but de se procurer la carte verte, il trouve un boulot de coursier à bicyclette, au ras de bitume dans cette ville verticale ; et il contracte un mariage blanc avec une Américaine évidemment d’origine chinoise.  En parallèle, il gère son divorce avec Wendy, a la garde de ses deux enfants une semaine sur deux et, connecté par Skype avec son éditeur parisien, il écrit son roman autobiographique.

 L’amie de cœur de Xavier est Isabelle (Cécile de France), qui vit en couple homosexuel avec une Chinoise. Isabelle demande à Xavier de l’aider à faire un enfant par insémination artificielle, puis de le reconnaître. Martine (Audrey Tautou), une « ex » de Xavier, vient à New York avec ses deux enfants pour des vacances et tenter de le reconquérir… La vie de Xavier est décidément compliquée !

 J’ai beaucoup aimé ce film, qui parle de situations d’aujourd’hui : les familles recomposées, l’homosexualité, la solitude dans la ville, la coexistence ethnique, l’immigration. Je trouve intéressant de suivre le destin de personnes treize ans après que nous les ayons connues et aimées, incarnées par les mêmes comédiens qui ont eux-mêmes avancé dans leur vie personnelle et professionnelle.

 J’aime l’écriture cinématographique de Cédric Klapisch, qui change sans cesse de rythme, parfois haletant et elliptique, parfois attentif à chaque seconde qui passe lorsque deux êtres se rencontrent.

Xavier et les femmes de sa vie

Xavier et les femmes de sa vie