Guadeloupe, Pointe à Pitre

 

Pointe à Pitre, rue Frébault

La capitale économique de La Guadeloupe, Pointe à Pitre, n’a guère d’atouts touristiques. Mais arpenter ses rues permet de saisir quelques aspects de la vie des Guadeloupéens.

 Entrer dans Pointe à Pitre par le quartier du Carénage laisse une impression de pauvreté. Les rues sont bordées de petites maisons en bois délabrées et de minuscules échoppes ; de nombreuses personnes errent désœuvrées ; les jardins sont encombrés de carcasses de vieilles voitures, de gravats et de déchets ; la circulation automobile semble anarchique. Au centre ville même, beaucoup de bâtiments ne sont pas ravalés et tombent en décrépitude. Il y a un vrai malaise social dans l’île, manifesté en 2009 par la grande grève contre la « pwofitasyon » (« profitation » = exploitation par les profiteurs).

 Pourtant, descendre la rue Frébault et entrer dans les innombrables boutiques d’habillement corrige l’impression première. Si l’urbanisme semble décadent, le corps, en particulier celui de la femme, est exalté. Les tissus sont riches de couleurs et de matière, la coupe des robes est créative et le chapeau ou le foulard, souvent absents en Europe, font pleinement partie de l’image que l’on veut donner de soi-même.

 

Pointe à Pitre, église Saint Pierre et Saint Paul

Il y a peu de monuments remarquables à Pointe à Pitre. L’un est le musée Saint John Perse, une ancienne maison créole réhabilitée. L’autre est l’église Saint Pierre et Saint Paul, construite sous sa forme actuelle en 1853, dix ans après qu’un tremblement de terre eut détruit l’édifice précédent. Elle fut conçue en utilisant des structures métalliques similaires à celles des Halles Baltard de Paris. L’espace intérieur est particulièrement vaste et harmonieux.