Indochine

Arte TV a récemment diffusé le film « Indochine » de Régis Warnier (1997).

Dans les années 1930, Éliane Devries (Catherine Deneuve) gère avec son père une plantation de caoutchouc au sud du Vietnam. Âgée de 45 -50 ans, elle a eu de nombreux amants mais ne s’est jamais mariée. Elle repousse avec constance les avances du chef de la sûreté, Guy Asselin (Jean Yanne) qui lui offre de la protéger à un moment où naît le mouvement indépendantiste et, avec lui, les attentats.

Éliane a adopté une princesse annamite, Camille (Linh-Dam Pham). Entre la mère et la fille, la relation est fusionnelle. Dans les réunions mondaines, elles exécutent un tango qui fait tourner les têtes.

Le dernier amant d’Éliane est un jeune officier français, Jean-Baptiste Le Guen (Vincent Perez). Il devient aussi l’amant de Camille. C’est d’autant plus inacceptable pour Éliane que Camille, suivie par Jean-Baptiste, prend fait et cause pour la rébellion nationaliste. Pourchassés par les autorités françaises, ils sont accueillis par une troupe de théâtre infiltrée par les rebelles. C’est au cours d’une représentation que Camille accouche de leur fils, Étienne.

Étienne sera élevé par Éliane. En 1954, à Genève, la délégation du Vietminh négocie les accords qui mettront fin à la guerre avec la France. Camille en fait partie. Étienne et Éliane sont à Genève. Pour lui, ce serait l’occasion de rencontrer la femme qui lui a donné naissance. En aura-t-il envie ?

« Indochine » est un film à gros budget, avec un grand nombre de figurants, des décors somptueux, des paysages grandioses, une photographie soignée. Le scénario mêle habilement saga familiale et grande histoire. Vingt cinq ans après sa sortie, le spectateur le voit avec plaisir et émotion.