La clé

Dans « La Clé », son premier roman policier, Anaïs Maquiné-Denecker fait pénétrer le lecteur dans un drame qui secoue une famille de la bonne société de Deauville-Trouville.

Lorsque Emma Clinton, fille d’un propriétaire de chevaux connu et respecté à Deauville, disparait, l’inspecteur de police Bertin croit qu’elle a quitté son mari Noah et son bébé Adam pour se réinventer une nouvelle vie. Mais les signaux inquiétants s’accumulent.

Emma était déprimée. Elle avait des ennemis. Un drame l’impliquant quand elle était enfant avait été mis sous le tapis. Son mari et son beau-frère étaient à couteaux tirés. Des sacs de médicaments passaient de main en main.

Tous les ingrédients d’un bon polar sont réunis dans le livre d’Anaïs Maquiné-Denecker. Un lieu de fort caractère, Deauville-Trouville, imprégné de culture hippique par l’hippodrome de Clairefontaine, animé par son palais des congrès et son casino, vivant l’été autour de ses planches. Une pression temporelle : on s’approche de la célébration des 70 ans du débarquement en Normandie, et Noah est chargé de son organisation. Un couple de policiers comme on en rêverait, un vieux brisquard et une débutante généreuse.

Le lecteur se laisse charrier par l’intrigue. La clé de ce roman se trouve dans son titre ; je n’en dirai pas davantage !

Anaïs Maquiné-Denecker