La maison du docteur Edwardes

Arte TV a récemment diffusé « La maison du Docteur Edwardes », film réalisé en 1945 par Alfred Hitchcock dont le fil directeur est la psychanalyse.

 Le Dr Constance Petersen (Ingrid Bergman) est psychanalyste dans la Clinique Green Manors. Sa vie est bouleversée lorsque qu’arrive un nouveau directeur, le Dr Edwardes (Gregory Peck). Entre eux, c’est le coup de foudre. Et cet homme dont elle tombe raide amoureuse n’est pas le Dr Edwardes.

 L’imposteur est amnésique. Il ne se rappelle plus qui il est, ni pourquoi il a revêtu l’identité du Dr Edwardes. Constance Petersen se promet, et lui promet, de le révéler à lui-même. Mais le chemin passe par la rencontre avec de terribles souvenirs réprimés dans son inconscient. Une course contre la montre s’engage : Edwardes a disparu, et l’homme est convaincu de l’avoir assassiné. La police est à ses trousses.

 Constance s’enfuit avec lui et demande l’aide de son maître en psychiatrie, le Docteur Alex Brulov (Michael Tchechov), qui ressemble à s’y méprendre au Docteur Freud. Les docteurs Petersen et Brulov font raconter à l’amnésique son dernier rêve.

La scène du rêve a été dessinée par Salvador Dali dans la pure veine du surréalisme. On y voit des cartes à jouer blanches, des yeux qu’on tente de découper, un plan incliné vertigineux. L’interprétation du rêve permettra-t-il à l’homme traqué par les policiers et par les réminiscences de son enfance de s’en libérer ? Retrouvera-t-il son identité ? Est-il le meurtrier d’Edwardes ? Son histoire d’amour avec Constance a-t-elle un avenir ?