L’Appel de Londres

« L’Appel de Londres », pièce de Philippe Lellouche à l’affiche du théâtre du Gymnase à Paris, est une agréable comédie. Mais l’expatriation de Français à Londres n’est pas son sujet.

 Marianne (Vanessa Demouy) tient un petit restaurant français à Londres, « La Marseillaise ». François (Christian Vadim), un écrivain raté, est un habitué. Le 14 juillet au soir, deux Français expatriés viennent s’y replonger dans l’atmosphère de la mère patrie : Charles (Philippe Lellouche) a quitté la France en raison de son climat politique délétère ; Jean-Christophe (David Brécourt), un trader, s’est réfugié à Londres, ulcéré de payer trop d’impôts.

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Pendant cette soirée de fête nationale, les participants se frottent les uns aux autres, se prêtent au jeu de la séduction de Marianne et sentent grandir en eux la nostalgie de leur pays, la France. L’appel de Londres se transforme en appel de Paris.

 Cette pièce légère pleine de réparties bien enlevées fait passer un bon moment. Mais j’ai été déçu, car je m’attendais à voir mise en scène la situation des expatriés français à Londres, dont j’ai été pendant cinq ans. Le Français vivant à Londres est fasciné par la vitalité de cette ville, l’optimisme de ses habitants, l’extraordinaire patchwork d’ethnies, de cultures et de langues, les concerts, les ballets, les théâtres, les musées, le National Trust. La pièce nous parle du regret de la conduite à droite et de la baguette croustillante au petit déjeuner. C’est un peu court…

 La pièce « l’Appel de Londres » reste à écrire.