Le Trésor britannique demande l’avis de la « communauté Bitcoin »

Le Trésor britannique a décidé de demander conseil auprès de la « communauté Bitcoin » sur l’avenir de cette monnaie virtuelle.

 « Transhumances » s’est interrogé en février dernier sur l’avenir du Bitcoin, cette monnaie virtuelle créée par, et circulant entre, des opérateurs au moyen de puissants ordinateurs interconnectés qui gèrent les transactions et leur sécurité.

 Shops becomes first in Dorset to accept Bitcoin as payment, Swanage, Britain - 05 Sep 2014

Le 5 décembre 2013, la Banque de France avait émis une note dénonçant les dangers des monnaies virtuelles à partir de l’exemple du Bitcoin. Dans une analyse fouillée, elle relevait que cette monnaie n’est pas régulée et n’offre aucune garantie de remboursement ; que les plateformes qui convertissent le Bitcoin en devises légales ne garantissent ni le prix ni la liquidité de ces conversions ; enfin, que les monnaies virtuelles pouvaient être utilisées pour mener des activités illégales, comme le blanchiment de l’argent de la drogue ou le financement du terrorisme.

 La Banque de France proposait qu’une partie de l’activité liée aux monnaies virtuelles soit réglementée : celle des plateformes Internet qui convertissent les Bitcoins en devises. Ces plateformes opèrent des transferts de fonds et fournissent des services de paiement, et pourraient donc à ce titre devoir produire une licence.

 Si la Banque de France voit la question des monnaies virtuelles sous l’angle des risques, le Trésor britannique s’intéresse aux opportunités pour la place financière de Londres. Dans The Guardian du 3 novembre, Alex Hern explique qu’une enquête a été ouverte auprès du public, des régulateurs financiers mais aussi des sociétés « FinTech » (haute technologie financière) qui comptent en leur sein de nombreux aficionados du Bitcoin.

 Le Trésor britannique n’exclut pas d’en venir à une règlementation telle que la « Bitlicence » envisagée aux Etats-Unis comme en France. Mais son objectif est avant tout de permettre à la place financière de Londres d’exploiter à son profit l’innovation financière.