Les secrets des pianos Steinway

L’Institut culturel Bernard Magrez (Bordeaux) a récemment organisé une soirée consacrée aux secrets des pianos Steinway.

 Le chapiteau où sont organisées les « nuits du savoir » mensuelles de l’institut est généralement organisé en format « salle de cinéma », des rangées de sièges faisant face à une estrade. Ce soir, un podium a été monté au centre de l’espace. Adossées aux parois du chapiteau dans le sens de la longueur, deux rangées de sièges se font face de part et d’autre du podium. Aux deux extrémités du chapiteau, des rideaux dissimulent les vedettes de la soirée : deux pianos Steinway.

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Un accordeur de piano internationalement reconnu, Gérard Fauvin et le directeur commercial de Steinway France, Dominique Cornu, se livrent à une joute oratoire où chacun prend fait et cause pour l’un des deux pianos. Ils vantent l’excellence de la marque Steinway. Malgré l’intitulé de la soirée, on n’apprendra pas de « secrets » Steinway, car les « secrets » de la marque sont explicités par plus de cent brevets déposés depuis 1853 et dont beaucoup sont tombés dans le domaine public.

 C’est de recherche d’excellence qu’il faut parler, de la hantise de « construire le meilleur piano possible ». Pour cela, les « fabriques » de New York et de Hambourg recourent à des bois précieux. Pour la plupart des pièces, ils concourent à ce qu’aucune vibration ne se perde ; pour le cadre, ils sont chargés d’insensibiliser l’instrument aux chocs thermiques et hygrométriques. C’est le savoir-faire des ingénieurs, techniciens et ouvriers qui fait la différence.

 Deux pianistes illustraient les propos des conférenciers, l’un pour la musique classique, l’autre pour le jazz : Hervé N’Kaoula et Francis Fontes. Ils jouaient alternativement d’un piano à queue et d’un piano haut, et à la surprise des auditeurs, ce dernier émettait un son d’une qualité égale à celle du piano à queue.

 Francis Fontes est aussi radiologue, et il m’a échographié plusieurs fois. Il sait tout ce que j’ai dans le ventre. Je sais maintenant un peu de ce qu’il a dans le cœur.

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