L’homme qui en savait trop

Arte TV a récemment diffusé « l’homme qui en savait trop », thriller réalisé par Alfred Hitchcock en 1956.

La programmation d’Arte TV est souvent heureuse : telle est l’idée de gratifier les spectateurs d’un paquet d’adrénaline après des semaines de langueur confinée.

Un médecin américain, le Docteur McKenna (John Stewart), son épouse Dot (Doris Day) et leur fils Allan sont en vacances à Marrakech à la suite d’un colloque à Paris. Dans le bus qui les mène de Casablanca à Marrakech, ils font la connaissance d’un Français qui se présente comme négociant, Louis Bernard (Daniel Gélin). À l’hôtel La Mamounia, ils se lient avec un couple anglais, les Drayton.

Dans le souk de Marrakech, Bernard est assassiné d’un coup de couteau dans le dos, et au moment d’expirer confie à McKenna un secret brûlant : un chef d’État va être assassiné à Londres. Pour exercer sur McKenna un chantage l’empêchant de divulguer ce secret, les conspirateurs enlèvent Allan. Et il se trouve que les conspirateurs ne sont autres que les Drayton, agents secrets au service d’une puissance étrangère.

La seconde partie du film se passe à Londres. Bernard, lui-même agent secret français, a livré à McKenna une adresse. Fausse piste : il s’agit d’un taxidermiste furieux d’être dérangé pour une affaire dont il ne connait rien. Seconde piste, la bonne : une église dont le pasteur n’est autre que Drayton.

Le moment clé du film est un concert au Royal Albert Hall. Profitant d’un claquement de cymbales, le tueur tirera et le coup de pistolet passera inaperçu. L’assassinat sera-t-il évité ? Allan retrouvera-t-il ses parents ?

Le plus remarquable dans ce film, c’est que les sites, Marrakech et Londres, constituent des personnages à part entière, chacun avec sa couleur et son tempérament. Un autre personnage est la musique : celle que jouent orchestre et chœur au Royal Albert Hall ; la chanson « che serà serà » qu’interprète Dot, ancienne chanteuse de cabaret, dans l’ambassade comploteuse.