Manchester

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La Conférence Risque Pays organisée le 9 juin par Coface à l’Hôtel Palace de Manchester m’a fait aimer cette ville.

Je ne suis resté qu’une journée à Manchester, j’ai flâné dans son centre ville pendant une heure et j’ai parlé avec des gens qui y vivent heureux.

Bien que son nom vienne du latin Mamucium (place forte), Manchester telle que nous la connaissons est née lors de la révolution industrielle. Son hôtel de ville, construit en brique dans un style néogothique date de la fin du dix-neuvième siècle. Seule la Cathédrale est relativement ancienne : elle remonte au quinzième siècle, mais elle ne devint siège du diocèse qu’en 1847, elle fut largement détruite par des bombardements pendant la seconde guerre mondiale et ses œuvres d’art les plus remarquables sont les lumineux vitraux réalisés par Anthony Holloway et Margaret Taherne ces quarante dernières années.

L’Hôtel Palace est l’ancien siège de la compagnie d’assurance Refuge transformé en structure hôtelière à partir de 1893. Le rez-de-chaussée a conservé son caractère victorien et édouardien, avec d’immenses salles à colonnades massives. Les chambres au contraire, que l’on trouve à grand peine dans une enfilade de couloirs et d’escaliers, ont été agencées selon un design résolument moderne. Telle est la ville. Elle tente de faire de sa courte histoire un vrai patrimoine ; elle cherche à se projeter dans le futur. Près de la Cathédrale on trouve des pubs traditionnels, mais aussi une grande roue dans le style du London Eye et des galeries marchandes du dernier cri.

Manchester, ville industrielle puis financière, s’est dotée d’une des meilleures universités européennes. Elle est pionnière dans le domaine des biotechnologies et de la communication.

J’aime les villes qui, comme Pittsburg ou Bilbao, savent se réinventer et faire naître de la beauté dans un cadre autrefois glauque. Manchester est de celles-là.

Photo : hall de l’hôtel Palace.