Noël des réfugiés

La crise des réfugiés, ou plus exactement la crise des réfugiés qui « ne trouvent pas de place à l’hôtellerie », jette une lumière nouvelle sur la célébration de Noël.

En 1976, André Chouraqui proposait une traduction des Évangiles qui, nourrie par l’apport des versions traditionnelles, avait pour vocation de rechercher sous le texte grec son contexte historique et son substrat sémitique (Les 4 annonces, Desclée de Brouwer).

Sa traduction du chapitre 2 de l’Évangile de Luc (Loukas, selon sa traduction), résonne étrangement aujourd’hui.

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« Et c’est : en ces jours, il sort un édit de César Auguste : recenser tout l’univers. Ce recensement est le premier, Quirinius étant le procurateur de la Syrie.

Ils vont tous se faire recenser, chacun dans sa ville.

Yosséph monte lui aussi de la Galil, de la ville de Naspèrèt, vers la Judée, vers la ville de Dawid appelée Béit-Lèhèm : il est de la maison de Dawid et de son clan. Il se fait recenser avec Miryam, sa fiancée, qui est grosse.

Et c’est là : quand ils sont là, les jours de son enfantement se remplissent. Elle enfante son fils, son aîné, elle l’emmaillote et l’installe dans une mangeoire :

Il n’y a pas de place pour eux dans la salle. »

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