Noël, la quête d’un refuge

The Guardian a publié en décembre l’an dernier des planches de la dessinatrice Anne Booth. Intitulées « Refuge », elles présentent Marie, Joseph et Jésus comme des réfugiés cherchant à échapper à la tyrannie d’Hérode et qui dépendaient de la bienveillance d’étrangers.

Anne Booth a écrit son histoire pour lever des fonds pour des enfants qui s’enfuient de la guerre aujourd’hui. Le narrateur est l’âne qui porta Marie jusqu’à Bethleem, puis, avec dans les bras son bébé, jusqu’en Égypte, accompagnée par Joseph.

« L’homme me chargea, et je portai la femme jusqu’à Bethleem. Et alors, le bébé naquit. Et puis vinrent les rois. Lorsque le dernier roi s’en alla, la fragrance de l’encens flottant dans l’air, nous nous endormirent tous, et l’homme eut un rêve. Un rêve de danger.

Il se réveilla bien avant l’aube et parla à la femme. Elle prit le bébé et l’embrassa. Elle sentit sa douce respiration de bébé, et elle sentit sa peau de bébé douce et chaude et comment ses cils chatouillaient sa joue alors qu’ensommeillé il frottait son nez contre son cou. Il faut y aller, dit-elle.

Sous la voûte étoilée, par les rues désertes, pendant que les gens dormaient, confiant en la bienveillance des étrangers.

Et nous croisions des bergers dans les champs, et il y avait des murmures de bénédiction, et le mouvement des moutons dans l’obscurité, et le serrement de lourdes mains et l’amour de cœurs chaleureux.

Et je continuai à marcher portant mon précieux chargement, et la femme portait le bébé près de son cœur, et elle et l’homme parlaient de voyages, de rêves et d’avertissements, et de l’amour d’un bébé, et de la bienveillance d’étrangers.

Et lorsque nous nous reposions et qu’ils étaient effrayés, ils prenaient courage l’un de l’autre et du premier petit sourire du bébé.

Et nous entrâmes en Égypte.

Et nous trouvâmes refuge. »