Oscillations

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L’Espace Lhomond, près du Panthéon à Paris, a présenté du 28 au 30 mai une exposition de peintures et sculptures de Corinne Dauger illustrées par des textes d’Annie Armelin intitulé « Oscillations ».

Nous avons rencontré Corinne et Annie à Madrid il y a quelques années par l’intermédiaire de Marie Noëlle Condé, qui animait un atelier d’écriture. C’est avec Marie Noëlle que nous visitons l’exposition « Oscillations ».

Le catalogue de l’exposition s’ouvre par une toile intitulée « fly away ». Le paysage est urbain, des bureaux, des logements, un centre commercial peut-être. Il s’en dégage un sentiment d’irréalité, en partie en raison des nuages cotonneux, qui retiennent la lumière tout en la diffusant. Enchâssé dans le tableau principal, un panneau noir supporte l’image d’une jeune femme vue de dos sur une balançoire. Ses cheveux blonds suivent et amplifient l’oscillation. Elle vit au rythme ondulatoire de la ville. Le titre de l’œuvre suggère qu’elle s’enfuit, mais son pouls semble battre au contraire au rythme de la métropole.

Le poème d’Annie illustrant le tableau s’intitule « le fil » et parle d’abîme et d’insouciance. J’aime les œuvres de Corinne, qui ont souvent pour cadre des gares, des carrefours, des lieux de la vie de tous les jours transfigurés par l’imagination de l’artiste. Les textes d’Annie, imprimés sur métal à côté de chaque tableau, leur ajoutent une autre dimension.

Site de Corinne Dauger : www.corinnedauger.com