Ostuni, parmi les oliviers

Ostuni est une jolie bourgade blanche juchée sur une colline dominant un océan d’oliviers.

La randonnée dans les chemins bordés de murettes de pierre qui enclosent les oliveraies permet de rencontrer des arbres vieux de siècles, et même millénaires.

Leurs formes noueuses semblent témoigner des accidents de l’histoire, sécheresses, tempêtes, exploitation intensive ou abandon. Aujourd’hui, c’est l’intensité des soins qui leur sont prodigués qui étonne : on remue le sol, on les élague, on élimine les surgeons.

Dans une rue d’Ostuni

Nous visitons le parc archéologique de Santa Maria de Agnano. Dans une grotte a été découvert le squelette d’une femme enterrée là il y a environ 30 000 ans. Elle était près d’accoucher lorsqu’elle est morte : le squelette de son bébé peut être facilement discerné. Pendant des siècles, cet endroit a été utilisé comme chapelle. Une fresque représente une madone à l’enfant. Les fidèles ignoraient l’existence d’une sépulture sous leurs pieds. La présence du thème de la maternité, à des millénaires de distance, nous émeut.

Oliviers près d’Ostuni

La Masseria Brancati (exploitation agricole) s’est spécialisée dans la production d’huile d’olive biologique. On nous fait visiter le sous-sol qui fut utilisé pendant des siècles pour presser les olives. Le moulin de l’époque romaine consiste en une roue en pierre actionnée en noria par des animaux. Dans une autre partie du souterrain se voit l’une des presses utilisées à l’époque médiévale. On devine la dureté du travail des presseurs, enfermés nuit et jour dans le souterrain pendant les semaines que durait la récolte.

D’Ostuni, on voit le trait de côte, constitué par des dunes de sable. Un bain dans l’Adriatique déjà chaude en ce début juin constitue un moment de vrai plaisir.

Moulin à huile de l’époque romaine