Papicha

Papicha, film de Mounia Meddour, raconte la lutte héroïque de jeunes femmes algériennes pour vivre leur propre vie dans le contexte des années noires de la guerre civile.

Dans les années 1990, à la Cité Universitaire d’Alger, Nedjma (Lyna Khoudri) se passionne pour la mode. À longueur de journée, elle dessine des robes dont elle rêve d’habiller les Algériennes. Elle imagine du défilé dont les mannequins seraient vêtues de robes réalisées à partir du haïk, ce tissu mi-coton, mi-soie à la base du vêtement féminin traditionnel.

Mais les fanatiques rôdent. Un mur est construit pour blinder la cité universitaire et cloîtrer les dévergondées. Des affiches intiment aux femmes l’ordre de se vêtir du niqab noir. Des tueurs prétendent retrancher les pécheurs, et surtout les pècheresses, du monde des vivants.

Nedjma pourrait suivre son ami Mehdi dans sa fuite vers la France, mais elle veut vivre dans son pays. Un pays qui s’apparente à une vaste salle d’attente, où l’on attend indéfiniment un logement, un travail, un rendez-vous médical. Elle sait qu’elle devra lutter et peut-être payer de sa vie son obstination. Mais elle n’attendra pas.