Prague

Comme l’an dernier, une réunion professionnelle nous donne l’occasion de vagabonder dans Prague.

Les touristes n’ont à Prague qu’un désagrément : la horde des touristes qu’eux-mêmes s’emploient à gonfler, sur le Pont Charles, dans les rues qui montent au château, dans les ruelles du quartier ancien de la rive droite de la Vltava et dans les innombrables boutiques de cristal de Bohême.

 Prague procure les émotions de Palerme et de Lisbonne réunies. De Palerme, Prague a l’exubérance baroque, les façades tout en rondeurs, les angelots potelés, la souffrance spectaculaire des vierges et des martyrs. Comme à Lisbonne, les rues sont pavées de blanc et de noir : là on monte au château Saint Georges ; ici, au château dont la plus ancienne église est consacrée à Saint Georges.

 Lisbonne et, plus encore Palerme, donnent parfois l’impression d’un décor de théâtre. Comme elles, Prague est une ville habitée d’âmes errantes et d’éternelle beauté.

 Photo « transhumances » : Prague vue du musée Kampa.