Randonneurs

France 3 a récemment diffusé « Randonneurs », une comédie de Philippe Harel (1997).

Quatre amis parisiens se retrouvent en Corse pour randonner sur le GR20. Nadine (Géraldine Pailhas) est amoureuse d’Éric (Benoît Poelevoorde), un guide de montagne. C’est elle qui convaincu ses amis : Cora (Karine Viard) veut échapper à la solitude ; Mathieu (Vincent Elbaz) participe en espérant trouver une fille qui, finalement, ne participera pas ; son frère Louis (Philippe Harel) est prêt à tout pour échapper à sa fiancée envahissante.

Le groupe se met en marche. Éric joue efficacement son rôle de coach. Il parvient à remettre en marche Cora, à bout de force et désespérée. Il trouve le moyen de faire traverser une passerelle instable par Louis, paralysé par le vertige.

Peu à peu, Nadine comprend qu’Éric ne quittera pas sa femme, et que son métier de guide lui donne l’occasion d’amours de passage ; elle se sent trahie. Mathieu supporte mal le coaching directif d’Éric. Lorsque celui-ci se trompe de chemin, le conflit entre les deux hommes éclate. Le leadership du guide vole en éclats. Chacun se trouve face à sa propre vérité.

« Randonneurs » aurait pu être un excellent film, par son décor naturel (les montagnes corses), par l’idée d’une sorte de huis-clos en pleine nature, par le jeu des acteurs. Il est décevant. Les vingt ans de distance ne suffisent pas à l’expliquer. Le scénario et la mise en scène semblent lourds : c’est ainsi qu’on multiplie les flash-backs pour tenter d’expliquer l’état d’esprit des randonneurs.

On rit parfois dans ce film, on se prend d’affection pour les personnages. Mais on n’adhère pas vraiment à l’histoire qu’il prétend raconter.