Singing in the rain

Particpants à un festival en Ecosse. Photo The Guardian.

C’est officiel : les quatre dernières compagnies britanniques de gestion des eaux qui maintenaient l’interdiction de l’usage des tuyaux d’arrosage y ont renoncé.

 Plusieurs compagnies avaient annoncé en mars la prohibition des tuyaux d’arrosage à la suite de deux hivers particulièrement secs qui menaçaient les nappes phréatiques. Quatre d’entre elles l’ont maintenue contre vents, marées, trombes d’eaux, inondations et noyades. Les noms de ces héros méritent d’être cités : South East Water, Sutton and East Surrey Water, Veolia Water Central et Veolia Water Southeast. Deux d’entre elles appartiennent à un groupe français et c’est peut-être leur ascendance gauloise qui leur confère cette irréductible et louable obstination. Elles ont toutefois fini par capituler, peut-être simplement parce que le jardinier qui arroserait son jardin en cette période passerait pour un original irréductible.

 Avril, mai et juin ont été chacun les mois les plus pluvieux en Grande Bretagne depuis que les statistiques existent (1910) et juillet suit le même chemin. Les organisateurs des Jeux Olympiques se préparent au déluge. Leurs plans de contingence vont de l’acquisition massive de ponchos au report d’épreuves empêchées par des terrains détrempés.

 De nombreux festivals sont annulés, d’autres se déroulent dans la boue. Les gens chantent et dansent sous la pluie. L’atmosphère festive qui imprègne la Grande Bretagne en cette année de Jubilée et de Jeux ne se dément pas. Le soleil aurait été bienvenu. Mais les averses se prêtent aux parapluies partagés, aux conversations sur l’ineptie des météorologues, à la contemplation de pelouses d’un vert intense. L’Angleterre pensait affronter la sécheresse. Elle assiste avec soulagement à la confirmation de son statut de pays humide.