Victor Hugo, mon amour

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« Aimer, c’est plus que vivre », écrivit Juliette Drouet, l’amante et muse de Victor Hugo. Anthéa Sogno lui rend un vibrant hommage.

Nous n’avons pu aller au théâtre lors de notre passage à Paris et c’est donc en DVD que nous regardons « Victor Hugo, mon amour », la pièce d’Anthéa Sogno dont la Comédie Bastille vient de donner la dernière représentation.

La pièce est tirée des 23.650 lettres échangées pendant 50 ans entre Juliette et Victor. Juliette aime, adore et vénère Victor, elle est comme fascinée par sa lumière, elle s’ouvre et se donne à lui charnellement et spirituellement. Sa passion la fait vivre avec une intensité inouïe, entre jouissance et désespoir. C’est que si Victor est un amant fougueux et romantique, c’est aussi un bourreau de travail qui la délaisse pendant des jours pour écrire ou corriger des épreuves, c’est un père de famille intentionné qui n’entend pas laisser les siens pour sa maîtresse, c’est un amant jaloux qui contraint Juliette à se cloîtrer pour prouver sa fidélité, c’est un chaud lapin qui vit pendant des années une idylle parallèle avec une femme plus jeune, Léonie, c’est un dramaturge jalousé que les ennemis atteignent en ruinant la carrière de comédienne de sa muse.

Juliette sauve la vie de Victor en lui procurant une fausse identité lors du coup d’Etat de Louis Napoléon Bonaparte. Il a 49 ans, elle en a 46. Elle vivra près de sa maison à Guernesey, fréquentera ses enfants. Leur amour durera jusqu’à la mort de Juliette en 1883. Victor Hugo cessera alors d’écrire : l’amour inconditionnel de Juliette avait probablement joué un rôle déterminant dans sa prodigieuse fécondité littéraire.

Anthéa Sogno a écrit cette pièce et l’interprète avec sensualité, passion et vérité.

Photo : Anthéa Sogno et Sacha Petronijevic dans « Victor Hugo, mon amour ». Site Internet : http://www.victor-hugo-mon-amour.fr