Voyage en Espagne et Portugal

Nous avons passé le week-end du 1er mai avec des amis à Lisbonne. Nous avons voyagé en voiture via Valladolid et Zamora à l’allée, via Salamanque au retour.

 Il y a une dizaine d’années, des amitiés se sont nouées entre des parents d’élèves du lycée français de Madrid. Lors du mariage de notre fille Florence, l’été dernier, Sonia et Alexandre ont invité à Lisbonne les amis qui participaient à la noce. Trois couples, dont Brigitte et moi, y ont répondu.

Sur la place centrale d'Arraiolos (Evora)

Sur la place centrale d’Arraiolos (Evora)

C’est d’abord d’amitié qu’il s’agit. A l’occasion des repas partagés, en voiture lors des déplacements, sur les sites touristiques visités, nous entrons dans l’intimité les uns des autres. Leurs joies, leurs soucis et leurs peines percolent dans nos cœurs. Nous prenons des nouvelles, certes, mais c’est comme si nous reprenions le fil d’une conversation interrompue malgré le passage du temps. Des légendes se créent : au restaurant, l’un d’entre nous mange par inadvertance le fromage qu’un membre du groupe avait mis de côté au début du repas pour en jouir au dessert… et le fromage portugais, fort, savoureux, désirable devient comme un symbole de ce que nous vivons ensemble.

 Visiter Lisbonne avec des amis qui vivent dans cette ville représente une formidable opportunité. Grâce à eux, nous avons arpenté le quartier de Belem et dégusté des pasteís de nata, assisté subjugués à un dîner de fados au restaurant Senhor Vinho, bénéficié d’une visite privée du château de Pena à Sintra puis d’un déjeuner sur la terrasse ensoleillée du palais rénové de Setteais, admiré le site sauvage du Cabo da Roca, le point le plus occidental du continent européen, dégusté une caipirinha dans un café de la jolie ville côtière de Cascais, visité la superbe ville d’Evora, admiré les tapis artisanaux d’Arraiolos, goûté d’un cochonnet au miel et au vin d’Alentejo…

 Sur notre route pour Lisbonne, nous avons découvert la basilique wisigothique Saint Jean Baptiste de Baños de Cerrato, près de Palencia. Nous sommes arrêtés pour la nuit à Valladolid (dont le nom vient du mot arabe bilad-el-wali, chef-lieu en français), une ville moderne, vivante et fière de son passé. Nous avons visité Zamora, juchée sur une arrête rocheuse et orgueilleuse de ses magnifiques églises romanes. Nous avons goûté la tranquillité de la vallée du Douro à Pinhão, avec les vignobles plantés en terrasse à flancs de coteaux.

La vallée du Douro à Pinhao

La vallée du Douro à Pinhao

 Au retour, nous avons découvert Belmonte, ville portugaise qui accueillit des Juifs persécutés après le décret d’expulsion de 1497 et a récemment construit une synagogue. Et nous avons passé la nuit dans la ville splendide de Salamanque, après avoir dîné de tapas au restaurant « Erasmus », dont les tables sont recouvertes de plaques de verre couvrant des pièces de monnaie de quantités de pays et dont les murs sont décorés de façades d’immeubles miniatures, aux fenêtres desquelles les clients glissent des mots doux.

 Nous avons parcouru deux mille kilomètres sous une lumière ardente et admiré des paysages magnifiques, des prairies verdoyantes de la montagne basque aux hauts plateaux de Castille, des sommets désolés de la Serra d’Estrela au site délicieux du château médiéval d’Almourol construit sur un îlot dans la vallée du Tage.

 Nous gardons de notre séjour dans la Péninsule ibérique, de 2001 à 2007, un souvenir ému. C’est avec émotion que nous retrouvons aujourd’hui le Portugal et l’Espagne.

Monument des découvertes à Belem

Monument des découvertes à Belem