Les choses qu’on dit, les choses qu’on fait

Dans « les choses qu’on dit, les choses qu’on fait », Emmanuel Mouret met en scène des personnages en proie à la confusion des sentiments amoureux.

 Daphné (Camélia Jordana) accueille dans sa maison provençale Maxime (Niels Schneider), cousin de son compagnon François (Vincent Macaigne) qui a dû s’absenter quelques jours. Leur conversation prend un tour intime. Ils se racontent leurs amours et leurs désamours.

 François, marié à Louise (Émilie Dequenne) a le coup de foudre pour Daphné. Maxime est secrètement amoureux de Sandra (Jenna Liam), mais c’est son ami intime Gaspard (Guillaume Gouix) qui devient son compagnon. Victoire (Julie Piaton) est d’accord pour une passade avec Maxime, mais entend rester fidèle à son mari, dont elle est enceinte de trois mois.

Les personnages sont tiraillés entre le désir violent qu’ils éprouvent pour des personnes en couple avec un ou une autre qu’eux, et la crainte de faire du mal à celui ou celle qu’ils trompent. Ils ne voient pas clair dans leurs sentiments : l’amour a-t-il partie liée avec le désir, ou avec la durée ?

 J’ai éprouvé de l’ennui pendant la projection, mais des images du film sont restées impressionnées en moi. Deux scènes en particulier. Gaspard confie à Maxime ses doutes sur l’avenir de sa relation avec Sandra, et Maxime, amoureux de Sandra, ne peut que balbutier.

 Louise découvre qu’elle aime tellement François qu’il lui faut le protéger de la culpabilité de la rupture. Elle endosse la responsabilité et monte de toute pièce la fiction d’une relation adultérine : elle organise même un déjeuner de rencontre entre son prétendu compagnon, Stéphane (Jean-Baptiste Anounon) et le couple formé par François et Daphné.

 Daphné, Maxime et François essaient tant bien que mal de mettre en harmonie les choses qu’ils disent et les choses qu’ils font. La seule chose qu’ils peuvent tenter, c’est de ne pas regarder en arrière, ne pas regretter le passé.