Hier est un autre jour

On rit beaucoup à la pièce « hier est un autre jour », de Sylvain Meyniac et Jean-François Cros, mise en scène au théâtre des Salinières de Bordeaux par Julien Boissier Descombes. Elle se joue à Bordeaux jusqu’au 31 janvier, puis en Aquitaine en février.

 Pierre est membre d’un cabinet d’avocats dirigé par un patron aussi stylé que truand, amoureux des femmes à tel point que c’est la valse des secrétaires. Son collègue est le gendre du patron, un jeune homme aussi stupide qu’infatué de sa personne. Continuer la lecture de « Hier est un autre jour »

L’Appel de Londres

« L’Appel de Londres », pièce de Philippe Lellouche à l’affiche du théâtre du Gymnase à Paris, est une agréable comédie. Mais l’expatriation de Français à Londres n’est pas son sujet.

 Marianne (Vanessa Demouy) tient un petit restaurant français à Londres, « La Marseillaise ». François (Christian Vadim), un écrivain raté, est un habitué. Le 14 juillet au soir, deux Français expatriés viennent s’y replonger dans l’atmosphère de la mère patrie : Charles (Philippe Lellouche) a quitté la France en raison de son climat politique délétère ; Jean-Christophe (David Brécourt), un trader, s’est réfugié à Londres, ulcéré de payer trop d’impôts. Continuer la lecture de « L’Appel de Londres »

L’ombre de ce que nous avons été

Le Glob’ Théâtre de Bordeaux a récemment programmé une pièce de Nadine Perez, « l’ombre de ce que nous avons été », d’après un roman du Chilien Luís Sepúlveda.

 Il est difficile d’imaginer salle plus inconfortable que le Studio du Glob’ Théâtre, entre le quartier des Chartrons et les Bassins à Flot à Bordeaux. Les habitués prennent d’assaut les quelques fauteuils ; les autres sont réduits à s’assoir sur d’étroites planches de bois nu sans dossier. Peut-être fallait-il cela pour apprécier pleinement la pièce de Nadine Perez dans son inconfort. Continuer la lecture de « L’ombre de ce que nous avons été »

Platonov

L’excellent roman de Maylis de Kerandal, « réparer les vivants », doit son titre à « Platonov, le fléau de l’absence de pères », pièce écrite par Anton Tchékhov vers 1878 (traduction de Rezvani, Actes Sud Babel 2003).

 La première scène met en présence Anna, aristocrate, jeune veuve d’un général, et Trileztki, qui se trouve être médecin, comme l’auteur. « Non vraiment rien… C’est comme ça… On traîne… On s’ennuie tranquillement », dit Anna. Continuer la lecture de « Platonov »