Chronique d’étonnement n°121

Je souhaite partager dans « transhumances » ce qui m’a étonné, dans ma vie personnelle comme dans l’actualité.

Dans cet article, je trouve admirable un message déposé par une petite-fille sur la table de notre salon ; je m’étonne de la popularité d’un slogan absurde dans les manifestations lycéennes ; je regarde avec curiosité les rôles joués par les enfants parmi leurs cousines et cousins ; et je me réjouis de la réélection de Lula comme président du Brésil à la surprise générale.

Avenir

Une petite-fille de onze ans dépose sur la table du salon ce message. « Responsables. L’avenir n’est pas ce qui va arriver mais ce que nous allons en faire. »

Bismillah, c’est les ténèbres

Ce slogan a fait irruption comme un ovni dans les manifestations lycéennes. Il a été attribué à un policier infiltré cherchant à « parler jeune », un jeune naturellement issu de l’immigration nord-africaine.

Le succès du slogan vient de ce qu’il excite l’imagination : à l’étrangeté du « bismillah » (au nom de Dieu) succède une évocation des ténèbres dont ne rougiraient pas nos plus grands poètes.

Grand-frère

Cinq cousins partagent une journée de vacances de Toussaint : deux garçons de sept ans, un garçon de quatre ans, deux filles de onze et neuf ans.

Au long de la journée, les groupes se forment et se déforment, principalement entre enfants d’âges voisins. Mais un garçon de sept ans prend sous son aile son cousin de quatre ans. Il est le cadet d’une grande sœur. Aujourd’hui, il joue le rôle d’un grand frère attentionné et efficace.

Lula

Lula a été réélu, à la surprise générale, président du Brésil. Au premier tour de l’élection, son adversaire d’extrême droite, Flavio Bolsonaro, était arrivé en tête.

Il serait tentant d’en déduire qu’en politique, le pire n’est jamais sûr et que l’arrivée au pouvoir du Rassemblement national en mai 2027 peut être évitée. Il faut pourtant prendre en compte la singularité de la situation brésilienne. Les Brésiliens ont récemment « essayé » l’extrême droite et mesuré ses résultats. Lula est un personnage charismatique, qui n’a pas d’équivalent dans la classe politique française.

N’attendons pas une divine surprise, comme celle venue du Brésil. La construction d’une alternative est nécessaire et ardue.

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