La peinture américaine des années 1930

Le musée de l’Orangerie, à Paris, présente jusqu’au 30 janvier une intéressante exposition intitulée « la peinture américaine des années 1930, the age of anxiety »

La période de 1929 (krach boursier) à 1941 (Pearl Harbor et entrée en guerre des États-Unis) est en effet marquée, aux États-Unis, par le doute et l’anxiété. Le rêve de la prospérité pour tous ceux qui ont une âme de pionnier semblait balayé par la tempête boursière qui ruinait les épargnants et par les tempêtes de sable qui poussaient sur les routes les agriculteurs du Middle West. Continuer la lecture de « La peinture américaine des années 1930 »

En 2017, marchez ensemble !

Le vote du Brexit, l’élection de Trump, la débandade de la gauche et la montée du populisme en France nous préoccupent. Les années à venir s’annoncent compliquées.

Le Monde a publié le 21 novembre « vingt leçons pour résister au monde de Trump », par Timothy Snyder. Voici la leçon 10 : « Pratiquez une « politique corporelle ». Le pouvoir veut que vous vous ramollissiez dans votre fauteuil et que vos émotions s’évanouissent devant l’écran. Sortez. Déplacez votre corps dans des endroits inconnus au milieu d’inconnus. Faites-vous de nouveaux amis et marchez ensemble. »

Tels sont les vœux que formule « transhumances » à ces lecteurs pour l’année 2017.

A Londres, une bénévole et un sans-abri partagent un moment d’hilarité. Photo de The Guardian.

 

 

Vœux pour 2018

Dans la forêt de Bois de Nèfles à La Réunion, cet arbre qualifié de « roi des tamarins » a plus de quatre cents ans d’âge. Il a résisté à plusieurs cyclones.

Il protège les végétaux qui vivent sous son ombrage.

 Il a partie liée avec l’harmonie, avec la beauté.

 J’ai choisi cette image pour représenter ce que je vous souhaite pour l’année qui commence : enracinement, élan vers le ciel, résilience, humus, équilibre.

 

Temps carcéral

On dit souvent que le temps est un gaz, qu’il s’étire ou se comprime selon les situations et les personnes. La vie en prison en fournit un bon exemple.

Au cours d’une réunion d’information des nouveaux entrants dans une maison d’arrêt, un détenu apostrophe la directrice. On lui a remis dans son paquetage un drap souillé. Il a appelé le surveillant, tambouriné sur sa porte, insulté. La directrice lui explique que le temps du détenu n’est pas celui du surveillant. À celui-là l’oisiveté, l’attente permanente de choses qui n’arrivent jamais aussi vite qu’on les attend, la frustration de ne pas se sentir entendu ; à celui-ci, mille tâches à accomplir, les mouvements à gérer, les promenades, les parloirs, les cantines, les demandes des dizaines de détenus de l’étage qu’il faut tant bien que mal prioriser. Continuer la lecture de « Temps carcéral »