La mémoire du chapeau à Chazelles sur Lyon

Le musée-atelier du chapeau à Chazelles sur Lyon, dans les monts du Lyonnais, offre au visiteur un parcours rempli de nostalgie.

Chazelles sur Lyon est une petite ville située à une quarantaine de kilomètres à l’ouest de Lyon, proche de Saint Galmier (la source Badoit) et des monts du Forez. Elle a dû pendant quatre siècles sa prospérité à une spécialité : la chapellerie de feutre de poil de lapin domestique, de lapin de garenne et de lièvre. Continuer la lecture de « La mémoire du chapeau à Chazelles sur Lyon »

Lubrifiant social

Dans le cadre d’un séjour dans la région lyonnaise, nous avons rencontré un viticulteur du Beaujolais dont le slogan est « lubrifiant social ».

L’expression « lubrifiant social » rend hommage à la fonction socialisante du vin : ouvrir une bonne bouteille, la savourer ensemble, sentir monter l’empathie à mesure que l’alcool réchauffe le corps, tout cela crée et renforce les liens entre des personnes. Les relations sont facilitées, tout comme le jeu de pièces mécaniques est rendu plus fluide par l’usage d’huiles. Continuer la lecture de « Lubrifiant social »

L’abbaye troglodyte de Brantôme

Derrière les bâtiments conventuels du dix-huitième siècle, l’Abbaye de Brantôme (Dordogne) conserve le souvenir d’une vie monastique troglodyte.

La petite ville de Brantôme, construite dans un coude de la Dronne, offre au flâneur des rues paisibles où abondent les bâtiments anciens. Au bord de la rivière, l’abbaye construite au dix-huitième siècle est de proportions imposantes. Elle jouxte une falaise aux flancs de laquelle la vie monastique bénédictine a commencé au huitième siècle. Continuer la lecture de « L’abbaye troglodyte de Brantôme »

Victor et ses démons

Psychiatre à Lille, Vincent Dodin vient de transposer dans un roman son expérience de « praticien » : « Victor et ses démons » a été publié en mai 2015 par DDB.

Originaire de l’Aveyron, Victor Lepuech a été admis dans une grande école de commerce à Lille. La séparation d’avec sa famille, et d’abord sa mère, lui provoque des angoisses insupportables. Il tente de les apaiser par le cannabis (la « beuh »), l’alcool et des nuits entières à jouer sur Internet à « World of Warcraft ». Un cercle vicieux s’enclenche : « La beuh chassait son ennui, lavait son âme de sa teinte cafardeuse pour lui redonner du courage. Avec elle, la peur s’évaporait, son esprit s’apaisait, son corps se libérait. Mais si le shit était le sel de sa vie, son manque le rendait fou. Fou de douleur et de trouille, anéanti, à la merci de l’autre, englouti par la foule. » Continuer la lecture de « Victor et ses démons »