Le Portugal : d’où vient-il ? où va-t-il ?

Le Portugal se prépare à fêter le quarantième anniversaire de la révolution des œillets du 25 avril 1974. A cette occasion, le quotidien Público a publié, sur plusieurs numéros, une enquête statistique et des reportages sur les changements survenus depuis quarante ans.

 Le Portugal est un pays méconnaissable. En 1973, c’était un pays agricole ;  un pays jeune (plus d’un quart des 8.6 millions d’habitants avait moins de 15 ans) ; un pays frappé par un terrible taux de mortalité infantile (44.8‰) et un taux d’analphabétisme considérable (20% pour les hommes, 31% pour les femmes). Le chômage était pratiquement inconnu, parce que le marché intérieur était très protégé, à cause de la conscription rendue nécessaire par les guerres coloniales depuis 1961 et en raison de l’émigration d’environ 1 million de personnes entre 1964 et 1974 (dont 81% vers la France). Continuer la lecture de « Le Portugal : d’où vient-il ? où va-t-il ? »

Histoire des miens

Dans « l’histoire des miens » (Storia della mia gente, Bompiani 2010), Edoardo Nesi dit la colère et l’amour de sa vie d’industriel de province.

 Edoardo Nesi est l’héritier d’une entreprise textile de Prato fondée par son grand-père dans les années 1920. Le livre s’ouvre sur la vente de l’entreprise familiale, le 7 septembre 2004. Il s’achève par une manifestation de masse, le 28 février 2009, pendant laquelle on porta dans les rues de la ville un drapeau italien de plusieurs centaines de mètres de long sur lequel était inscrit : « Prato ne doit pas fermer ». Continuer la lecture de « Histoire des miens »

Formidables vendeurs de tapis

En arrivant dans un centre de production et de vente de tapis artisanaux à Tavas, près de la ville anatolienne de Denizli, nous n’avions aucune intention d’acheter. Deux heures plus tard, nous avions découvert que notre appartement de Bordeaux serait triste sans l’apport de couleur d’un tapis brodé à dominante orange. Et les vendeurs avaient réussi à nous rendre heureux de cette dépense imprévue. L’âme commerçante des levantins n’est pas une fable.

 A notre arrivée au centre, un bâtiment moderne au bord de la route nationale, nous sommes reçus par un monsieur d’âge respectable parlant un français châtié. Il nous présente un atelier de broderie dans lequel travaille une demi-douzaine de femmes. Il nous explique que cet atelier n’a qu’un objectif pédagogique et commercial. Continuer la lecture de « Formidables vendeurs de tapis »

Tourisme de masse en Turquie

Des centaines de Français sont acheminés chaque semaine en basse saison vers les gigantesques infrastructures touristiques de la région d’Antalya, au sud de la Turquie.

 « Voici le voyage que vous avez gagné : gratuit pour deux personnes, vol aller et retour France – Antalya, transferts aéroport – hôtel – aéroport, un guide francophone qui vous accompagnera durant tout votre séjour, 7 nuits en hôtels 4 ou 5 étoiles en chambre double, 7 petits déjeuners sous forme de buffet, circuit touristique guidé. » Continuer la lecture de « Tourisme de masse en Turquie »