Effacer l’historique

« Effacer l’historique », film de Gustave Kervern et Benoît Delepine constitue une critique acide et réjouissante de la société française du temps des gilets-jaunes.

 Marie (Blanche Gardin), Bertrand (Denis Podalydès) et Christine (Corine Masiero) habitent un lotissement de petites maisons populaires quelque part dans les Hauts de France. Continuer la lecture de « Effacer l’historique »

L’approche du mal

Dans « L’approche du mal » (2019), livre écrit avec Mathieu Livoreil, l’expert psychologue Jean-Luc Ployé raconte son métier auprès des auteurs et des victimes de crimes et de délits.

En trente-cinq ans de carrière, Jean-Luc Ployé a réalisé 13 000 expertises, moitié de mis en cause, moitié de victimes. « J’ai voyagé à l’intérieur d’eux-mêmes, doucement, écrit-il. J’ai bu leurs histoires et leurs sentiments. Certains voyages m’ont mené vers des horizons obscurs. » Continuer la lecture de « L’approche du mal »

Fraternité

Les diatribes d’Éric Zemmour contre les migrants mineurs non accompagnés et les tribulations de Karim Daoudi en territoire de non-droit ont en commun une question redoutable : qui décide que des personnes ont, ou non, le droit de vivre parmi nous, voire le droit de vivre tout court ? En toile de fond, une valeur de la République : la fraternité. 

Sur la chaîne CNews, le chroniqueur Éric Zemmour s’est exprimé ainsi sur les mineurs étrangers isolés qui demandent l’asile à la France : « ils n’ont rien à faire ici, ils sont voleurs, ils sont assassins, ils sont violeurs, c’est tout ce qu’ils sont, il faut les renvoyer ». Continuer la lecture de « Fraternité »

Dix ans de prison

Pierre Estlimbaum, aumônier laïc à la maison centrale de Poissy de 2003 à 2013, a récemment publié à compte d’auteur le récit de son expérience sous le titre « Dix ans de prison, un aumônier protestant à la prison centrale de Poissy ».

Sans surprise, une bonne part du livre est consacrée à la parole évangélique : « c’est porteur de cette parole que j’ai franchi les dix-huit portes pour transmettre à ces hommes, rejetés par la société, l’espoir du pardon, de retrouver leur dignité à travers l’amour du prochain. » Ou encore : « personnellement, je n’ai jamais autant ressenti la présence du Christ que derrière ces barreaux, au milieu de mes frères détenus. » Ces personnes détenues, Pierre Estlimbaum les appelle « les gars », ou encore « les résidents ». Continuer la lecture de « Dix ans de prison »