Nous sommes jeunes, nous sommes forts

C’est un film très fort sur la mécanique xénophobe qu’a réalisé l’Allemand d’origine afghane Burhan Qurbani et qu’Arte TV a récemment diffusé.

En août 1992, la ville de Rostock est le théâtre de violents incidents dont les protagonistes sont de jeunes extrémistes qui, avec le soutien d’une partie de la population, entendent contraindre la municipalité à fermer un centre d’accueil de demandeurs d’asile, principalement fréquenté par les Roumains et des Tsiganes, ainsi que des appartements qui accueillent des familles vietnamiennes. Continuer la lecture de « Nous sommes jeunes, nous sommes forts »

L’emprisonnement à la criée

J’ai eu l’occasion récemment de rencontrer l’équipe des visiteurs de la maison d’arrêt de Niort. Ils m’ont raconté une expérience originale : comment des crieurs de rue ont mis la prison en scène sur une place de la ville, le 19 novembre 2014.

La maison d’arrêt de Niort a une capacité de 66 places. Elle a été mise en service en 1853. Elle est située derrière le palais de justice de la ville. Elle a été construite selon le principe « panoptique » décrit par Michel Foucault dans « surveiller et punir » : les cellules sont placées en éventail, de sorte que du point central il est possible d’observer l’ensemble de la détention. Le bâtiment a été classé au registre des monuments historiques le 14 avril 1987. Continuer la lecture de « L’emprisonnement à la criée »

Les jougs de Jérémie

Dans « Les jougs de Jérémie » (Le Corridor Bleu, 2016, 84 pages), Agnès Gueuret évoque sous forme poétique le prophète comme un « homme de chair et de sang, pris en son temps dans les tourmentes de l’Histoire ».

Jérémie a parfois mauvaise presse. On raille ses « jérémiades », les plaintes que le sac de Jérusalem arrache au prophète impuissant. « Jérémiades » signifie dans le langage courant « plainte, récrimination sans fin et qui importune ». Continuer la lecture de « Les jougs de Jérémie »

Demain

Le film « Demain », de Cyril Dion et Mélanie Laurent a obtenu le César du meilleur documentaire et demeure à l’affiche après plus de trois mois d’exploitation. Et c’est mérité.

L’ambition du film est de raconter une histoire qui fait du bien. Pourtant, les premières séquences font froid dans le dos. Il ne s’agit ni plus ni moins que de l’extinction prochaine de l’humanité si elle ne change pas radicalement, et d’urgence, son modèle de développement et son rapport à la nature. Continuer la lecture de « Demain »